Des rassemblements sont prévus ce lundi à 19 heures devant les ministères de la Justice et les tribunaux de France, suite à la mort tragique de Lyhanna, une fillette de 11 ans retrouvée sans vie dans le Gers. Cette affaire a suscité une onde de choc à l’échelle nationale, le principal suspect, Jérôme B., étant déjà sous enquête pour des faits de viols sur mineurs depuis août 2025.
Les appels à la mobilisation proviennent de divers collectifs et associations dédiés à la défense des droits des enfants, qui dénoncent ce qu'ils qualifient d'«injustice de trop». Parmi les voix qui s'élèvent, celle de la réalisatrice Andréa Bescond, qui, via un post viralisé sur les réseaux sociaux, incite la population à «exprimer pacifiquement leur colère contre cette gangrène pédocriminelle». Elle insiste sur le besoin urgent de prévention et de moyens pour protéger les enfants. «Nous voulons une justice tangible!», même si cela semble être un vœu pieux après de précédents échecs judiciaires.
Le collectif Mouv’enfants interroge aussi : «Combien d'autres erreurs encore? Combien d'autres scandales avant que des mesures soient prises?» Le président de l'association, Arnaud Gallais, rappelle que seuls 3 % des agresseurs sont condamnés.
Emmanuel Macron a reconnu l'échec du système judiciaire dans ce cas : «Il y a un dysfonctionnement inacceptable», a-t-il déclaré. Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a également présenté des excuses au nom de la justice, mettant en exergue la nécessité d'une révision en profondeur du système. Ce constat d'échec a été également supporté par le porte-parole du ministère, Sacha Straub-Kahn, qui a exprimé sa consternation face aux failles structurelles qui ont conduit à cette tragédie.







