Les surveillants de collèges et lycées dans les Pyrénées-Orientales se préparent à une grève ce mardi, affectant potentiellement les repas de cantine et l'étude des élèves. Ce mouvement s'inscrit dans un contexte national de mécontentement face aux conditions de travail de ces agents essentiels du système éducatif.
Nicolas Ribo, le secrétaire académique du syndicat CGT Educ'Action, s'est exprimé ce matin sur ICI Roussillon, soulignant les défis auxquels ils font face : "C'est un emploi difficile, car ils sont confrontés à de nombreuses problématiques au sein des établissements, tout en étant souvent sous-valorisés". En effet, les surveillants sont souvent employés sous contrats à durée déterminée (CDD), avec peu d'espoir de transition vers un emploi stable.
Leur situation précaire est aggravée par des conditions de travail difficiles. Ribo a rappelé un incident tragique survenu en 2025, lorsque une surveillante a été mortellement agressée lors d'une fouille de sacs au collège de Nogent. "Ils sont en première ligne et leur rôle est fondamental pour le bon fonctionnement des écoles", a-t-il ajouté.
Les syndicats prévoient des difficultés pour estimer la mobilisation ce mardi, car pour de nombreux travailleurs en CDD, le risque d'être pénalisé pour avoir exercé leur droit de grève est réel. Ainsi, de nombreux surveillants craignent que cette action nuise à leurs chances de renouvellement de contrat.
La question de la revalorisation des salaires et d'un statut plus sécurisé est au cœur des préoccupations. Les surveillants, malgré leur rôle crucial, continuent d'être confrontés à des salaires jugés insuffisants et à une précarité de l'emploi qui affectent leur dignité professionnelle. Ce mouvement pourrait être un tournant pour faire entendre leurs voix et obtenir des améliorations significatives dans leurs conditions de travail.







