Aujourd'hui, à Paris, un hommage poignant est rendu à 929 personnes sans domicile fixe, retrouvées dans la rue, des cages d'escalier ou des sites inappropriés, qui ont perdu la vie en 2025. Ce décompte, fourni par le collectif les Morts de la Rue, montre une hausse par rapport aux 912 décès de 2024.
Adèle Lenormand, membre de l'association, a déclaré à l'AFP : "Ce chiffre continue d'augmenter d'année en année et pourrait atteindre le cap symbolique des mille décès dans la rue d'ici peu." En région Provence-Alpes-Côte d'Azur, les décès ont bondi de 51 en 2024 à 112 en 2025, un fait qu'elle décrit comme alarmant.
Le collectif prévoit une mise à jour de ce bilan en octobre prochain, ayant arrêté sa collecte des données au 16 avril. Ils précisent également que certaines pertes de vie échappent encore à leur recensement. Les causes des décès et les profils des victimes seront analysés pour mieux comprendre ce phénomène tragique.
Les personnes décédées, généralement âgées de 50 ans, ont souvent résidé dans des lieux inappropriés ou en hébergements temporaires. Parmi les 929 vies perdues, 83% étaient des hommes, incluant 14 enfants de moins de 4 ans et 12 adolescents âgés de 15 à 18 ans.
À midi, une cérémonie dans le 5e arrondissement de Paris célébrera la mémoire de ces âmes perdues, avec lecture des noms, âges et circonstances de leur mort, suivie d'interventions d'élus et d'associations. Ce rendez-vous vise à éveiller les consciences sur cette tragédie souvent ignorée.
La Fondation pour le Logement estime qu'environ 350.000 personnes vivent sans abri en France, tandis que la dernière évaluation officielle de l'Insee, datant de 2012, les comptabilise à 143.000. Une mise à jour de ces données est prévue pour fin 2026.







