Dimanche dernier, un incident préoccupant a eu lieu dans la commune d’Asnières, dans les Hauts-de-Seine. Deux bornes d'incendie ont été vandalisées, entraînant le déversement de presque 80 m³ d’eau sur la voie publique pendant quarante minutes avant l'intervention des services municipaux.
Grâce à des caméras de surveillance et à la mobilisation des forces de l'ordre, les suspects ont été rapidement identifiés. Il s'agit de deux mineurs âgés de 13 et 14 ans, l'un résidant à Asnières et l'autre à Bobigny, en Seine-Saint-Denis.
Un préjudice évalué à 2 000 euros
La municipalité estime le coût des dommages à environ 2 000 euros, englobant « le coût de l'eau perdue, la remise en état des infrastructures et le déploiement des agents de la ville », précise le communiqué émis par la mairie.
Les autorités mettent également en lumière les risques associés à ce type de vandalisme. En effet, une bouche à incendie ouverte peut provoquer des infiltrations et générer des incidents tels que des courts-circuits ou d'autres problèmes électriques. D'après la législation, l'ouverture non autorisée d'une borne d'incendie peut entraîner jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et des amendes pouvant atteindre 75 000 euros.
Manuel Aeschlimann, le maire d’Asnières, a affirmé sa volonté de ne pas faire supporter les coûts de ces actes de vandalisme par les contribuables. À ce sujet, il a ajouté : « Tu payes. » Cette approche rappelle l’ancienne déclaration de Gabriel Attal, ancien Premier ministre, qui affirmait : « Tu casses, tu répares. Tu salis, tu nettoies. »
Cette initiative soulève des débats au sein de la population et des experts en sécurité publique, qui soulignent l’importance de responsabiliser les jeunes face à leurs actes.







