Le tennis club de Sarcelles a vibré d'une joie débordante jeudi dernier. Moïse Kouame, âgé de seulement 17 ans, a réussi à se qualifier pour le troisième tour de Roland-Garros, une étape marquante pour ce jeune talent dont la famille est passionnée de tennis.
Sur les courts recouverts de green-set où Moïse a débuté, les souvenirs affluent. Ses amis et entraîneurs se rappellent avec émotion le petit garçon déterminé, souvent accompagné de sa mère, Suzanne, qui l’a soutenu sans relâche. Présente pour applaudir son fils, elle est considérée comme la force motrice derrière son parcours.
Sibiry Konaté, conseiller municipal, témoigne : "Sa mère était une véritable battante, jouant activement avec ses enfants. Elle a inscrit tous ses enfants, sans distinction de genre, au club de Sarcelles, leur inculquant cette passion pour le tennis."
Aly Mouhamad, entraîneur, se remémore les premiers échanges qu'il a eus avec Moïse : "Dès ses 6-7 ans, il se jetait sur toutes les balles avec une énergie impressionnante. Sa concentration et sa maturité sur le court à Roland-Garros en disent long sur le travail acharné qu'il a fourni," dit-il.
Le club, orné des portraits de grands champions, n’a pas encore ajouté Moïse à ses murs, mais avec lui, une nouvelle étoile semble se dessiner. Éric Peyssies, président du club, se souvient d'une anecdote partagée par le directeur sportif : "Il a dit que Moïse était un génie du tennis, capable de réaliser des coups spectaculaires même à un jeune âge."
Félicité, âgée de 10 ans et enfant de l'un des nombreux joueurs du club, fait écho à l'excitation générale. "Ma sœur a joué avec lui, et nous sommes contents de sa victoire," murmure-t-elle timidement. Son père, Yannick, rend hommage à la détermination de la mère de Moïse, affirmant que sa réussite est le résultat de son dévouement.
Cette ascension de Moïse représente bien plus pour la ville. "Un jeune talent comme lui qui émerge du quartier des Chardonnerettes, où cohabitent différentes cultures, fait la fierté de Sarcelles," souligne son père. "Pour une fois, notre ville brille sous un jour positif au lieu d'être stigmatisée," ajoute-t-il.
Le maire de Sarcelles, Bassi Konaté, exprime sa fierté : "C'est vraiment exceptionnel d'avoir un Sarcellois à ce niveau de compétition. Nous avons une terre fertile pour les sportifs, et nous avons hâte de le voir continuer à exceller."
Les ambitions locales ne s'arrêtent pas là. Nabil Chabane, adjoint aux sports, expose un projet d'infrastructures sportives plus accessibles dans une ville souvent considérée comme défavorisée, signe d'un engagement envers l’inclusion sportive.







