Dans un tournant inattendu, la présidente du WWF France a annoncé sa démission le 28 mai, suite à sa participation à un rassemblement antiraciste organisé par Bally Bagayoko à Saint-Denis. Au cours de son annonce sur LinkedIn, Alexandra Palt a déclaré : « Cette décision intervient avant même qu'une procédure de destitution ne soit engagée à mon encontre ».
Elle évoque un « désaccord » fondamental sur les valeurs que devrait incarner le WWF dans la société actuelle. Selon elle, « il est apparu clairement que nous n’étions plus alignées sur des questions essentielles », illustrant ainsi les tensions qui existent au sein de l’organisation. Avant de prendre les rênes du WWF, Palt avait été impliquée dans la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE) ainsi qu’à L’Oréal.
Le WWF prône l'apolitisme
Sa décision survient après des critiques de la part d’Isabelle Autissier, présidente d’honneur du WWF France, ainsi que d’un membre du conseil d’administration, qui lui reprochent sa présence à cet événement transpartisan. Ils ont soulevé que cette manifestation était associée à des groupes potentiellement nuisibles et ont rappelé l'importance de l'apolitisme de l'organisation. « La lutte contre le racisme et l’antisémitisme touche aux fondements même de notre pacte républicain et ne devrait jamais être réduite à un clivage partisan », a-t-elle répondu, défendant ainsi son engagement.
Le WWF a reconnu la démission de Palt, confirmant qu’une procédure de révocation avait été engagée par le conseil d’administration. Ce développement soulève des interrogations sur l’avenir de l’organisation et sur la manière dont elle navigue entre ses idéaux environnementaux et les enjeux sociaux contemporains.







