À l'approche de la finale de la Ligue des Champions entre le PSG et Arsenal, prévue le 30 mai, des inquiétudes croissantes entourent la possibilité d'une nuit marquée par des violences urbaines à Paris. Les forces de l'ordre, déjà sur le qui-vive, craignent que l'ampleur des rassemblements de supporters ne débouche sur des affrontements, similaire à ceux observés lors des précédentes échéances du club parisien.
Laurent Nuñez, préfet de police de Paris, a annoncé ce dimanche un « dispositif de sécurité exceptionnel » pour faire face à ces potentialités. Cependant, sur le terrain, plusieurs policiers restent pessimistes quant à la situation. Une source policière a confié à Valeurs Actuelles : « Il y a un rappel massif des effectifs allant des BAC aux BPS. Tout le monde sera sur le terrain le 30 mai. Le climat pourrait être insurrectionnel. L'heure du match (18h) inquiète également, car les troubles pourraient débuter bien avant et se prolonger durant la nuit, notamment avec un temps clément. On s'attend à des violences urbaines d'une ampleur inédite. »
Il y aura beaucoup plus de monde dans la rue pour participer aux scènes de liesse
Ces préoccupations rappellent les incidents survenus lors de la demi-finale remportée par le PSG contre le Bayern Munich le 6 mai dernier, marquée par de nombreux affrontements dans la capitale. À cette occasion, plus de 130 personnes avaient été interpellées et 23 policiers blessés. Le préfet a également évoqué la possibilité que les violences atteignent « le même niveau » que l'année précédente, tout en notant que « beaucoup plus de monde » devrait être présent dans les rues.
Le souvenir des événements tumultueux de 2025 est ancré dans les mémoires. Après la victoire du PSG contre l'Inter Milan en finale de la Coupe d'Europe, des émeutes avaient éclaté à Paris malgré la présence de 5 400 policiers. Deux personnes avaient perdu la vie, tandis que des dégradations considérables avaient été commises sur les Champs-Élysées et aux abords du Parc des Princes. À l'époque, Bruno Retailleau avait dénoncé les « exactions » de groupes qualifiés de « barbares » dans un contexte qu'il avait qualifié « d'insurrection ». De nouvelles tensions sont-elles à prévoir le 30 mai prochain ?







