La renommée du portoricain Bad Bunny ne cesse de croître, à tel point qu'El País Semanal lui consacre un numéro spécial à l'approche du début de sa tournée européenne. La première date se tiendra à Barcelone ce vendredi 22 mai, suivie de deux concerts à Paris. À seulement 32 ans, il est devenu l'artiste musical numéro un au niveau mondial, souvent désigné comme l'adversaire pop de Donald Trump.
En effet, la couverture de l'hebdomadaire espagnol reflète son ascension fulgurante, notant que "sa carrière a commencé il y a seulement dix ans", et souligne qu'aucun autre artiste contemporain n'a connu un succès comparable. Bad Bunny, vêtu de son indémodable cuir noir et lunettes de soleil, incarne à la fois l'identité et la fierté culturelle de Porto Rico.
Son dernier opus, Debi tirar mas fotos, a été accueilli par des critiques élogieuses, accompagné d'une résidence musicale estivale à Porto Rico et d'une performance marquante au Superbowl. Ce dernier événement a été interprété comme un acte de bravoure, sa seule apparition aux États-Unis, surtout après avoir refusé de se produire là-bas pour dénoncer les politiques d'immigration injustes ciblant les Latino-Américains, comme l'indiquent nos confrères du Courrier International.
Destruction contre amour
Benito Antonio Martínez Ocasio, de son vrai nom, se prépare à débuter sa tournée européenne, avec l'Espagne étant le premier pays à l'accueillir. Ce concert s'inscrit dans son engagement envers une résistance culturelle forte, à travers sa musique qui célèbre son île natale face à l'impérialisme américain. En ces temps troublés, le message de Bad Bunny trouve un écho puissant : "Trump & Bad Bunny, Bad Bunny & Trump. D'un côté, la destruction, de l'autre, l'amour", souligne l'article d'El País Semanal.
Ce mouvement de résistance se manifeste aussi par un renouvellement du reggaeton, empruntant aux traditions musicales sud-américaines, tout en célébrant la langue espagnole. "Benito est à la tête d'un puissant mouvement de fierté linguistique", notent les analystes, mettant en avant l'importance de la culture portoricaine contre l'anglais, symbole de l'empire.
Enfin, El País Semanal ne s'arrête pas là, explorant en profondeur l'identité de Bad Bunny à travers des articles sur l'architecture de sa maison typiquement portoricaine, ses lieux de prédilection, son sens du style, ainsi que des aperçus sur sa tournée et la diaspora portoricaine, notamment à New York et dans les nuits animées de Madrid et Barcelone.







