Le guide suprême iranien a récemment déclaré que les États-Unis avaient subi une « défaite honteuse », à l’aube d'une montée des tensions qui a vu les prix du pétrole atteindre 126 dollars le baril, un seuil record depuis 2022.
La guerre au Moyen-Orient se joue également sur le plan médiatique. Jeudi, Ayatollah Ali Khamenei a affirmé que « deux mois après le plus grand déploiement militaire et l’agression des tyrans de ce monde, un nouveau chapitre s'ouvre pour le Golfe et le détroit d’Ormuz », en faisant référence à un blocus américain des ports iraniens, en réponse au blocage par Téhéran de cette voie maritime stratégique.
Les États-Unis, d'après des sources de l'administration, envisagent de prolonger ces mesures « pendant des mois » pour faire pression sur l'Iran, alors que la tension continue d'escalader. Massoud Pezeshkian, président iranien, a condamné ce blocus en le qualifiant de « prolongement des opérations militaires », à une époque où Donald Trump suggérait sur Axios que cette stratégie pourrait s'avérer « plus efficace que les frappes ».
Israël avertit d'une éventuelle nouvelle intervention
Israël a également intensifié ses menaces, le ministre de la Défense, Israël Katz, ayant précisé que le pays pourrait envisager d'agir pour éviter que l'Iran ne redevienne une menace. Suite à des alertes concernant des menaces possibles, des systèmes de défense antiaérienne avaient été activés à Téhéran, bien que les raisons demeurent obscures.
Le commandant des Gardiens de la Révolution, Majid Moussavi, a mis en garde : « Même une brève opération ennemie déclencherait des frappes étendues et douloureuses ».
Malgré une trêve convenue le 8 avril et les premières discussions à Islamabad, la diplomatie semble à l’arrêt, alors que le nombre de victimes de ce conflit continue d’augmenter.
L'économie mondiale aux prises avec la crise
Les tensions croissantes sur le marché du pétrole, qui a brièvement franchi la barre des 126 dollars, soulignent les conséquences de cette guerre sur l'économie mondiale. La situation s’est détériorée, avec des prévisions d'inflation en hausse et une croissance révisée à la baisse.
Les gens à Téhéran, bien que reprenant leurs activités, souffrent d'un sentiment de détresse croissante en raison de la situation économique. Morteza, un informaticien, témoignait de la désolation des citoyens face au maintien du régime iranien et aux conséquences de cette guerre sur leur quotidien. Experts comme Danny Citrinowicz de l'Université de Tel-Aviv estiment que « les frappes ne forceront pas l'Iran à capituler » malgré la pression prolongée.
Fatih Birol, chef de l'Agence internationale de l'énergie, a mis en garde contre la gravité de la crise énergétique actuelle, comparant la situation à la plus sérieuse de l'histoire moderne. Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, a également exprimé son inquiétude quant à l'impact mondial du blocus du détroit d'Ormuz sur l'économie.







