Deux semaines après le piratage du portail de l'ANTS (Agence nationale des titres sécurisés), le Premier ministre Sébastien Lecornu a révélé, le jeudi 30 avril, de nouvelles initiatives pour renforcer la protection numérique des services gouvernementaux.
"Ce qui s'est produit est inacceptable : des failles ont été mises au jour." C'est avec ces mots que Sébastien Lecornu a ouvert son intervention, en rencontrant au sein des locaux de l'ANTS des agents de l’agence, à la suite d'une importante fuite de données résultant d'un cyberpiratage signalée, comme l’a rapporté Ouest-France.
Il convient de noter qu'un adolescent de 15 ans, suspecté d'être derrière cette attaque, a été interpellé et placé en garde à vue, d'après les déclarations de la procureure de Paris, Laure Beccuau.
Un renforcement numérique des services gouvernementaux
"Les cyberattaques se multiplient chaque jour. Des millions de Français ont été victimes de vols de données depuis le début de l'année. Ce qui s'est passé ne doit pas se reproduire : des erreurs ont été commises. Toutes les leçons seront tirées", a ainsi déclaré le locataire de Matignon avant de se rendre dans les locaux de l'ANTS. Il a ajouté qu'une révision des méthodes était impérative pour mieux protéger les données des citoyens, préfigurant un ensemble de mesures destinées à garantir la sécurisation numérique de l'État.
Reconnaissant des vulnérabilités au sein de certains ministères, notamment celui de l'Éducation nationale, Sébastien Lecornu a annoncé une réforme visant à fusionner la direction interministérielle de la Transformation publique (DITP) et la direction interministérielle du Numérique (DINUM).
Il est important de préciser qu'une seconde réforme est prévue pour l'année suivante. Pour soutenir ces mesures, une enveloppe de 200 millions d'euros sera libérée début mai pour investir dans la sécurité des ministères. Les amendes infligées par la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés), qui devraient atteindre 500 millions d'euros d'ici 2025, seront également affectées aux réseaux informatiques de l'État.







