Pas de souci à se faire ! Air France-KLM a annoncé le 30 avril qu'elle s'attend à un approvisionnement en kérosène stable pour les semaines à venir, tout en reconnaissant des contraintes en Asie dues aux tensions géopolitiques. Lors de la présentation de ses résultats trimestriels, le groupe a décrit une situation contrastée selon les régions.
« Jusqu'en juin, nous ne prévoyons aucun problème », a déclaré le directeur financier, Steven Zaat. Il a précisé que les autorités néerlandaises avaient garanti la solidité des approvisionnements, affirmant que « le ministère néerlandais des Infrastructures a déclaré qu'il y aurait suffisamment de carburant d'aviation pour au moins les six mois à venir... ».
Une situation sécurisée grâce à plusieurs sources
La situation est jugée fiable aux Pays-Bas et en France. « Les Pays-Bas sont exportateurs nets de kérosène, donc tout se passe bien », a relié le directeur général Benjamin Smith, mentionnant la plateforme d'Amsterdam-Schiphol. À Paris-Charles-de-Gaulle, le groupe bénéficie d'un « lien direct » par oléoduc avec le terminal du Havre, alimenté notamment par la Norvège, l'Amérique du Nord et l' Afrique.
Air France-KLM met également en avant des solutions de secours. « Nous disposons toujours de stocks stratégiques en Europe », a rappelé Steven Zaat, en ajoutant que l'accès au carburant américain pourrait « nous être d'une grande aide ». L' Union européenne envisage d'importer du kérosène de type Jet A, mais cette option est limitée par des contraintes techniques et réglementaires.
Une tension accrue en Asie
Néanmoins, la situation est plus délicate en Asie. Deux aéroports majeurs ont demandé à la compagnie de limiter son expansion. « On nous a suggéré de ne pas ajouter de vols supplémentaires à notre programme », a expliqué Benjamin Smith, précisant qu'il n'y avait « pas de pression sur nos vols actuels ».
Les aéroports concernés sont : Singapour et Tokyo Haneda, qui ont préféré ne pas accepter de capacités supplémentaires. En ce qui concerne les finances, le groupe prévoit de répercuter 60 % de l'augmentation des coûts du carburant au deuxième trimestre, évaluée à 1,1 milliard d'euros. « C'est une perte conséquente […] que nous ne pourrons pas récupérer », a conclu Steven Zaat.







