Après sept années à la barre de Renault, Jean-Dominique Senard a confirmé qu'il se préparerait à passer la main d'ici 2027. Lors de l'assemblée générale des actionnaires, il a précisé : "Je ne ferai pas le mandat de trop, il me reste une année pour clôturer mon mandat en 2027".
Recruté en 2019 pour redresser une entreprise touchée par l'affaire Carlos Ghosn, Senard, alors à la tête de Michelin, a su mener Renault vers de nouveaux horizons malgré une période tumultueuse. "Au cœur de la crise, j'ai affirmé que Renault retrouverait son rang, et je crois que le talent et la résilience de nos équipes en sont les véritables artisans", a-t-il déclaré, évoquant avec fierté le chemin parcouru.
Pour le premier trimestre 2026, Renault a enregistré un chiffre d'affaires impressionnant de 12,53 milliards d'euros, dépassant ainsi les prévisions des experts. Le constructeur a également affirmé son engagement envers le projet "Futuready 2026-30", présenté aux actionnaires, qui inclut des objectifs ambitieux.
Des innovations à venir
Parmi les annonces phares, le lancement de 36 nouveaux modèles d'ici 2030 figure en tête, avec une attention particulière portée aux marchés en pleine croissance comme l'Inde et le Brésil. "La modernisation de notre ingénierie sera profonde, et 100 % de notre production sera supervisée par l'intelligence artificielle", a ajouté François Provost, le directeur général.
Cependant, cette transformation implique également des répercussions sur l'emploi, avec la prévision d'une réduction de 15 à 20 % des effectifs d'ingénierie dans les deux prochaines années, touchant ainsi environ 12 000 ingénieurs. Ces choix stratégiques visent à s'assurer que Renault reste compétitif dans un environnement automobile en rapide évolution.







