Jean-François Meneboo, gérant du célèbre établissement, a annoncé la fermeture du Gibus, emblème de la nuit parisienne, prévue pour le 31 juillet. Les raisons évoquées sont multiples : charges financières, tensions avec le voisinage et une baisse de fréquentation persistante parmi la communauté LGBT.
Le Gibus, situé rue du Faubourg-du-Temple dans le XIe arrondissement, a été un véritable carrefour culturel au fil de ses six décennies d'existence. Ce club, où se sont produits des groupes tels que Téléphone et Police, ainsi que des figures emblématiques de l'électro comme Justice, tire sa révérence, laissant de nombreux habitués perplexes quant à l'avenir de la scène nocturne parisienne.
« Que va-t-on faire maintenant ? » se demandent les fidèles du club sur les réseaux sociaux, répliquant à l’annonce qui a suscité une vague d’émotions. Jean-François Meneboo, qui a dirigé le Gibus pendant douze ans, partage sa lassitude. « J'en avais marre », avoue-t-il, face au défi de gérer un lieu tant prisé mais en déclin face à l'évolution des habitudes de sortie dans la communauté.
« Les gens préfèrent désormais les soirées chez eux, souvent associées au chemsex, ce qui impacte notre fréquentation », explique Meneboo. Cette situation soulève des questions de santé publique qui méritent davantage d'attention. En témoignant, il souligne l'importance de discuter des défis actuels auxquels fait face la vie nocturne.
Rappelant les périodes difficiles durant le Covid et la nécessité d'adapter le club aux normes de sécurité, il se prépare néanmoins à accueillir les clients pour une dernière danse, avec un week-end de fête prévu au 1er mai.
Le Gibus n’est cependant pas tout à fait terminé. Après ses derniers événements this été, le club fermera temporairement pour des travaux de rénovation, avec un retour prévu à l’automne, visant à élargir son public tout en préservant son identité nocturne.







