Quatre ans après l'adoption de la loi PMA pour toutes, l'Agence de la biomédecine a annoncé, le 14 avril dernier, une stabilisation des délais d'attente pour la procréation médicalement assistée (PMA) grâce aux dons de gamètes, bien que ces délais demeurent préoccupants, atteignant une moyenne de 17,7 mois.
Dans un communiqué, l’Agence a déclaré : « Après plusieurs années de hausse, le délai de prise en charge semble se stabiliser. » La situation demeure cependant délicate, particulièrement dans les régions comme l’Île-de-France, où les délais peuvent dépasser 28 mois.
Près de 5 300 personnes ont accédé à une première tentative de PMA avec dons de spermatozoïdes l'année passée, marquant une hausse de 10,4 %. Le nombre de candidats à ces dons est en baisse, passant de 10 600 à 8 700 en un an.
Avec la demande ayant quadruplé depuis la loi de bioéthique, qui a ouvert l’accès à la PMA pour les femmes seules et les couples de femmes, l'Agence a noté un boom des premières demandes, dépassant les 12 000. Ce phénomène a été renforcé par la stabilité des demandes, où 47 % en proviennent désormais de femmes seules, contre 45 % en 2024, et 14,2 % de femmes en couple avec un homme.
1 015 candidats au don de spermatozoïdes
En 2025, l'on a recensé 1 015 candidats prêts à donner des spermatozoïdes. Les dons d'ovocytes ont également franchi le seuil des 1 000, atteignant 1 050. Cependant, plus de 2 700 personnes demeurent en attente d’une prise en charge, malgré une diminution de leur nombre. « Les délais sont encore longs, avec une moyenne de 22 mois, » précise l'Agence, notant une amélioration par rapport à 2024, où la moyenne atteignait 24 mois.
Pour l'Agence de la biomédecine, « si les Français ont montré en 2025 une mobilisation croissante, nous devons poursuivre nos efforts pour le don d'ovocytes et de spermatozoïdes. »
Un point d'espoir se dessine cependant au sujet de la congélation des ovocytes, dont plus de 20 700 demandes de première consultation ont été enregistrées, une augmentation de 31 % par rapport à l'année dernière. Un total de 6 720 individus ont bénéficié de cette procédure en 2025.







