En l'espace de 33 jours, Justine Decourselle, infirmière de 26 ans, entreprendra un défi d'une ampleur inédite. Le 13 avril, elle s'élancera sur les routes d'Europe pour relier Drancy à Auschwitz, un voyage chargé de sens, symbolisant le parcours des 1 499 déportés qui ont été envoyés vers le camp de la mort en 1944.
Son épopée démarrera au camp d’internement de Drancy, lieu de transit crucial pour les Juifs de France. Le 13 avril 1944, ces 1 499 déportés, dont Ginette Kolinka et Simone Veil, quitteront ce camp dans des conditions inimaginables. Après trois jours de voyage insupportable, seuls 173 d'entre eux survivront.
« Défendre la tolérance »
Originaire du nord de la France et vivant dans l’Hérault, Justine est profondément sensibilisée par l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. Dans une interview, elle a déclaré à Ouest-France : « L’antisémisme qui ressurgit actuellement me préoccupe, cela montre qu’on n’a pas réellement appris de nos erreurs. »
Avant le lancement de cette course mémorielle, elle a animé des rencontres dans diverses écoles pour sensibiliser les jeunes générations à l'importance de la mémoire historique. Elle a confié au Midi Libre : « Je fais cela pour que l’on n'oublie jamais et pour défendre la tolérance. »
Afin de donner un aspect plus personnel à son défi, Justine emportera des galets décorés de messages de fraternité, réalisés par des enfants dans le cadre d'un projet local éducatif dans le CLAS de Mauguio Carnon.
Pour s'entourer de soutien, elle a collaboré avec des organisations comme le Mémorial de la Shoah de Drancy et le Souvenir français. De plus, elle a eu l'honneur de rencontrer Ginette Kolinka, une survivante de la Shoah, qui l'a encouragée en la qualifiant de « courageuse ».
Son arrivée à Auschwitz est prévue le 15 mai, un moment fort qui marquera la fin de son parcours, mais aussi le début d'une conversation nécessaire sur la mémoire et la tolérance.







