Après des années de résistance, les autorités sud-coréennes ont récemment décidé de partager leurs précieuses données géographiques avec Google Maps. Cette décision, prise vendredi, permettra à la plateforme de proposer une gamme complète de services dans le pays.

Les autorités sud-coréennes ont accordé à Google une « autorisation conditionnelle pour l'exportation de données géographiques de haute précision », permettant ainsi l'accès à des fonctionnalités essentielles telles que « les itinéraires à pied et les trajets en voiture en temps réel », comme l'a rapporté TechCrunch.

La Corée du Sud, qui résistait aux pressions de Google depuis 2011, était l'un des derniers pays à restreindre l'accès complet à Google Maps, à l'instar de la Chine et de la Russie.

Les inquiétudes initiales des autorités portaient principalement sur des considérations de sécurité nationale. En effet, elles craignaient que « des images satellites précises pourraient potentiellement compromettre la sécurité en dévoilant des sites militaires sensibles », surtout dans le contexte de tensions continues avec la Corée du Nord.

Cette nouvelle autorisation s'accompagne de règles strictes mises en place par le ministère sud-coréen du Territoire. Ces réglementations visent à protéger les installations sensibles et stipulent que « l’exportation de données sera soumise à des vérifications de conformité par le gouvernement », précise TechCrunch.

Entre autres mesures, les images utilisées dans Google Maps devront se conformer aux standards de sécurité nationaux, incluant le floutage des sites militaires dans les applications comme Google Earth et Street View.

Bien que cette décision représente une avancée significative pour Google, elle soulève également des questions pour le marché des cartes en Corée. Des services locaux tels que Naver Map, T Map et Kakao Map ont prospéré jusqu'à présent, et l'entrée plus compétitive de Google pourrait créer des turbulences dans ce secteur local.