Un drone, soupçonné d'être russe par Stockholm, a été intercepté par l'armée suédoise à proximité du porte-avions français Charles de Gaulle, stationné à Malmö. Le ministre français des Affaires étrangères a qualifié cet acte de "provocation ridicule".
Lors d'une conférence de presse à bord du porte-avions, Jean-Noël Barrot a souligné : "Si cet incident est effectivement d'origine russe, comme le suggère son homologue suédois, alors il s'agit d'une provocation pointless."
Peu après, les forces armées suédoises ont confirmé que le drone neutralisé était bien en rapport avec un navire de renseignement russe, le Zhigulevsk, qui naviguait à ce moment-là dans les eaux territoriales de la Suède.
Le HMS Rapp, un navire de guerre suédois, surveillait la zone pour protéger le groupe aéronaval français et a engagé des contre-mesures lorsqu'il a détecté le drone à environ 13 kilomètres du Charles de Gaulle, dans le détroit d'Öresund. Les autorités militaires suédoises ont précisé que le brouillage a été effectué pour perturber les communications entre le drone et son opérateur.
Alors que le drone a été détecté par une patrouille maritime, le Kremlin a rejeté catégoriquement les accusations, les qualifiant d'absurdes. Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, a déclaré : "Si le drone est considéré comme russe uniquement parce qu'un navire russe était à proximité, cela n'a aucun sens."
Jean-Noël Barrot a insisté sur le fait qu'il n'y avait pas de menace réelle pour le porte-avions : "Le drone a été neutralisé à une distance sécuritaire, et la sécurité du Charles de Gaulle n'a jamais été compromise."
Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées, a également minimisé l'incident, indiquant qu'il ne devrait pas être qualifié d'"incident". "La réponse de notre partenaire suédois a été efficace", a-t-elle déclaré.
En revanche, le Premier ministre suédois Ulf Kristersson a réitéré sa conviction que le drone était d'origine russe. Il a décrit l'incident comme une illustration typique des tactiques adoptées par la Russie dans cette région.
Le Charles de Gaulle, fleuron de la Marine française à propulsion nucléaire, est en escale à Malmö pour la première fois, participant à des exercices avec l'OTAN. La mer Baltique, à la croisée des tensions entre la Russie et les nations de l'Alliance atlantique, reste un lieu préoccupant, notamment avec des drones observés près de sites sensibles au cours des derniers mois, faisant craindre des opérations de guerre hybride.







