Ce jeudi, les marchés boursiers mondiaux affichent une prudence palpable, concentrés sur l'évolution des pourparlers de paix au Moyen-Orient et sur les résultats des entreprises en cours de publication.
À Londres, le marché a gagné 0,29%, tandis qu'à Paris et Milan, les indices ont enregistré des pertes respectives de 0,14% et 0,27%. Francfort, quant à elle, a avancé de 0,36%.
Du côté de New York, après avoir connu des sommets la veille, le Nasdaq a progressé de 0,29% et le S&P 500 de 0,26% vers 15H50 GMT, tandis que le Dow Jones a gagné 0,15%.
« Les négociations entre les États-Unis et l'Iran représentent un risque difficile à évaluer pour de nombreux investisseurs », explique Andreas Lipkow de CMC Markets.
À l’aube de la deuxième semaine de cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, l'éventualité de nouvelles négociations pour mettre fin au conflit semble se profiler. La visite du général pakistanais Asim Munir en Iran, accompagnée de la rencontre avec le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, témoigne d'une atmosphère diplomatique en mutation. Washington se montre optimiste quant à un potentiel accord.
Concernant le Liban, Donald Trump a annoncé que les deux pays étaient convenus d'un cessez-le-feu de dix jours.
Dans ce contexte, Neil Wilson de Saxo Markets estime que « le marché parie sur la fin de la guerre », malgré des nouvelles alarmantes qui pourraient peser sur cette dynamique. Kathleen Brooks d'XTB rappelle que des informations empaquetant un avenir incertain pourraient également perturber les mouvements des cours.
Au-delà des conflits, le ministre de la Défense américain, Pete Hegseth, a affirmé que le blocus des ports iraniens se poursuivra « aussi longtemps qu'il le faudra », tandis que son homologue israélien, Israel Katz, a averti qu'Israël intensifierait ses frappes si l'Iran rejetait les propositions américaines.
- Les prix du pétrole demeurent élevés -
Déjà indicateur de l'état d'esprit du marché en temps de crise, le pétrole continue d'évoluer à des niveaux élevés. Le Brent s'échangeait à 98,46 dollars (+3,72%) tandis que le WTI atteignait 93,76 dollars le baril (+2,71%). Ces chiffres sont remarquables comparés aux niveaux autour de 60 dollars observés avant le conflit.
Du côté des taux d'intérêt européens, tandis que les craintes inflationnistes demeurent, le rendement du Bund allemand a fléchi à 3,03%. En France, ce taux s'est établi à 3,67%.
Le dollar, profitant de son statut sur le marché pétrolier, a encore progressé de 0,18% contre l'euro, atteignant 1,1779 dollar.
- Barry Callebaut en difficulté, Tesco en pleine forme -
Les résultats d'entreprise continuent d'attirer l'attention des investisseurs. Barry Callebaut, le géant du cacao, a vu son action chuter de plus de 15% à Zurich en raison de résultats décevants pour le premier semestre. À l'inverse, Tesco a enregistré une hausse de 4,13% à Londres, bien qu'il exprime des craintes sur les conséquences du conflit sur ses résultats en cours.
En revanche, Pernod Ricard a subi une légère baisse (-0,54%) en raison d'effets néfastes liés au conflit, tout en négociant une fusion avec Brown-Forman.
À Wall Street, PepsiCo a affiché une croissance de 2,10%, soutenue par des ventes vigoureuses de boissons en Amérique du Nord.







