Éric Robic, homme aux antécédents criminels multiples, a été abattu jeudi 16 avril à Neuilly-sur-Seine. Des témoins rapportent avoir vu deux individus sur un scooter, armes à la main, s'enfuir après les coups de feu.
Le parcours judiciaire de Robic est lourd. Comme l'indique la procureure de la République de Paris, Laure Beccuau, "son casier comporte douze condamnations, depuis 1994". Parmi celles-ci, une peine de cinq ans de prison ferme pour homicide involontaire aggravé, suite à l'accident tragique de 2011 à Tel-Aviv, où il avait mortellement renversé Lee Zeitouni, une jeune professeure de yoga israélienne. Le fait qu'il ait fui vers la France après l'accident avait suscité une vive réaction de la communauté juive et un appel à la justice de la famille de la victime, soutenu à l'époque par l'épouse de Nicolas Sarkozy, Carla Bruni-Sarkozy, qui avait promis l'efficacité de la justice française dans cette affaire.
En plus de ses démêlés avec la justice pénale, Robic a également été impliqué dans des affaires financières frauduleuses. En janvier 2024, il a été condamné à 18 mois de prison avec sursis pour une escroquerie internationale d'un million d'euros. L'escroquerie consistait à acheter des véhicules à crédit à l'aide de faux bilans, pour ensuite les revendre à des prix dérisoires, tout en blanchissant l'argent à l'étranger, dans des pays tels que la Pologne et la Chine. Plus d'une centaine de victimes se sont retrouvées lésées dans cette affaire, faisant naître un profond mécontentement dans la société.
Les circonstances de la mort de Robic ont provoqué des réactions variées. Roy Peled, ancien fiancé de Lee Zeitouni, a déclaré à l'AFP : "Pour moi, c'est la fin d'un cycle. Lee restera toujours une part de ma vie, mais je préfère ne pas me concentrer sur cet homme et ses actions." La brigade criminelle de Paris a désormais pris en charge l'enquête qui s'ouvre autour de ce meurtre retentissant, et les autorités espèrent rapidement faire la lumière sur ce drame qui secoue la région.







