Lors du conseil métropolitain du 16 avril, le président de la métropole Aix-Marseille-Provence, Nicolas Isnard, a révélé un déficit de 123 millions d'euros, rendant la nécessité d'un budget équilibré pour 2026 d'autant plus pressante. Ce trou dans les finances publiques amène le nouveau président à adresser une demande d'aide à l'État, qu'il juge en grande partie responsable de cette situation.
La politique de réduction des dotations aux collectivités, mise en place par l'État, est pointée du doigt. Isnard a déclaré : "On ne veut la guerre avec personne mais on veut être respectés, on ne veut pas se faire tondre", dénonçant ainsi la pression qui pousse les municipalités à augmenter leurs propres impôts pour compenser. Pour lui, la situation est sournoise.
Pas question d'augmenter les impôts ?
Dans ce contexte délicat, trois options s'offrent à la métropole : augmenter les impôts, réduire les dépenses ou solliciter l'aide de l'État. Isnard s'est montré ferme : pas question d’augmenter les impôts. Toutefois, modifier les tarifs des transports pourrait être envisagé, bien que cette solution risquerait d'être impopulaire au vu de la hausse actuelle des prix.
Le président a insisté sur l'importance de collaborer avec l'État : "Il a tout intérêt à travailler avec nous, cette métropole est une vitrine pour le pays. Si elle prend l'eau, c'est l'image de la France qui est écornée". Dans le cas où aucune solution ne serait trouvée, la préfecture pourrait être contrainte d'intervenir, forçant l'État à agir.
Une solution avant le 28 avril
Outre la réduction des dotations, la flambée des coûts énergétiques impacte également le budget, notamment les dépenses liées aux transports, qui frôlent les 1,3 milliard d'euros. Les recettes générées ne couvrent pas les coûts, notamment à cause de la gratuité des transports pour les jeunes et les seniors, qui coûte à la collectivité environ 10 millions d'euros annuellement.
Pour faire face à cette crise financière, une réunion spéciale sur les finances est prévue la semaine prochaine, avec l'objectif d'identifier une solution avant la date butoir du 28 avril, synonyme d'équilibre budgétaire pour 2026. La métropole est donc à un tournant, et l'heure est à l'action.







