Jeudi 16 avril, le groupe des députés macronistes a pris la décision de retirer la très controversée proposition de loi Yadan de l’ordre du jour de l’Assemblée, comme l’a rapporté l’AFP. Une initiative similaire sera proposée fin juin.
En raison de l'obstruction de la France Insoumise, le groupe Ensemble pour la République, dirigé par Gabriel Attal, a déclaré que "ce texte n’aura pas le temps d’être examiné cette semaine. Dans ces conditions, nous avons demandé et obtenu du gouvernement qu’il contourne cette obstruction". Ils ont assuré qu’un nouvel "engagement pour le dépôt d’un projet de loi" sera pris, à présenter durant la semaine du 22 juin.
Un texte jugé liberticide par ses détracteurs
La proposition de loi Yadan, qui avait pour but de lutter contre les formes renouvelées de l’antisémisme en France, avait soulevé une vague de critiques depuis son introduction. Une pétition en ligne contre le texte avait recueilli plus de 700 000 signatures, en faisant la deuxième plus soutenue de l’histoire de l’Assemblée nationale, après celle qui visait la loi Duplomb l’an passé, avec plus de 2 millions de signatures.
Les opposants à la loi Yadan dénoncent un texte qu'ils jugent liberticide. Selon eux, il "amalgame l’antisémite et la critique d’Israël (antisionisme)", constituant ainsi "un danger réel pour la liberté d’expression, en muselant tout soutien à la cause palestinienne" ainsi que toute remise en question de la politique israélienne menée par Benyamin Netanyahou. Ce point de vue est partagé par plusieurs experts et intellectuels, qui s’inquiètent des implications de ce texte sur les libertés individuelles. Selon un article du Monde, les inquiétudes autour de la liberté d’expression dans ce contexte se complexifient toujours plus.







