À Satigny, en Suisse, une vague de mécontentement a éclaté parmi des dizaines de futurs locataires. Alors qu'ils s'apprêtaient à emménager dans une nouvelle résidence de 49 appartements, ceux-ci ont reçu une notification par email annonçant une augmentation de loyer significative, atteignant en moyenne 300 francs suisses (près de 325 euros). Cette hausse intervient à quelques jours du déménagement, provoquant l'indignation des intéressés, comme le rapportent nos collègues de 20 Minutes.
Un futur locataire a exprimé son désarroi en déclarant : "C’est inacceptable à quelques jours du déménagement, alors que nous avons déjà résilié nos baux." Il évoque une situation de "chantage", où de nombreux ménages se voient contraints d'accepter ces nouveaux tarifs, parfois sans possibilité de les assumer. Face à cette situation, l'Asloca, une association de défense des locataires, a décidé de prendre la parole pour dénoncer ce qu'elle considère comme une pratique illégale. Selon l'organisation, un engagement ferme avait été pris lors de la première communication des montants de loyer.
Des organismes qui se renvoient la balle
La régie Naef, qui a initié cette augmentation, a exprimé des regrets quant à ces changements de dernière minute, se défaussant sur l'Office cantonal du logement (OCLPF). Ce dernier, de son côté, attribue la responsabilité à la régie, évoquant des erreurs dans les dossiers, notamment concernant les dimensions des logements.
Une dizaine de locataires ont par ailleurs fait part de leur intention de contester ces augmentations. La régie, quant à elle, indique qu'aucun ajustement des loyers ne sera effectué, mais qu'elle se tient à disposition des futurs locataires pour examiner leur situation de manière individuelle.







