Othman Nasrou, secrétaire général des Républicains et vice-président de la Région Île-de-France, était l invité de '8h30 franceinfo' le 15 février. Dans une déclaration frappante, il a condamné la France insoumise pour son rôle présumé dans la violence croissante en France.
« Je suis outré qu'aujourd'hui, la France insoumise crée le terreau fertile à cette ultraviolence », a-t-il affirmé, en réaction à la mort tragique de Quentin, un militant identitaire de 23 ans, à Lyon. Selon Nasrou, le jeune homme aurait été « lynché au sol, dans un acte qui relève plus de la barbarie » et qui, selon lui, serait caractéristique d'une ultraviolence associée à l'ultragauche.
Il poursuit en soutenant que « la France insoumise porte une très lourde responsabilité », entourée de groupuscules d'ultragauche capables de commettre des actes inqualifiables. La frustration de Nasrou s'est amplifiée lorsqu'il a mentionné certains élus de LFI, comme Éric Coquerel, qui auraient relativisé ces événements en minimisant leur gravité. « Quand j'entends des personnes justifiant des actes de justice personnelle sous prétexte de lutte contre l'extrême droite, je suis outré », déclare-t-il.
Ces accusations font écho à une montée inquiétante de la violence politique en France, un sujet de préoccupation soulevé par plusieurs observateurs, dont le sociologue Philippe Corcuff, qui souligne que « le climat de violence verbale exacerbé dans le débat public ne peut qu'influencer des comportements plus extrêmes sur le terrain ». Ce climat de tension politique et de violence soulève des interrogations sur l'avenir des débats démocratiques en France.
La France insoumise a réagi en dénonçant ces accusations comme étant infondées et manipulatrices, plaidant pour un dialogue apaisé plutôt que pour la stigmatisation systématique de l'adversaire. La question demeure : jusqu'où ira cette escalade verbale, et qu'elle pourrait être la conséquence sur la société française ?







