Ce vendredi 23 janvier, l'Assemblée nationale a rejeté sans surprise les deux motions de censure déposées après l'utilisation du 49.3 par le Premier ministre sur les "recettes" du budget 2026. Sébastien Lecornu a alors décidé d'engager un nouveau 49.3 sur la section "dépenses".
En réaction immédiate, La France insoumise a annoncé son intention de déposer une motion de censure conjointe avec les Écologistes, les communistes et des députés ultramarins. Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l'Assemblée, a déclaré : "Nous n’accepterons jamais un budget qui impose 35 milliards de coupes dans les services publics et les collectivités. La Macronie est suspendue à un fil. Nous réussirons à tourner la page de leur monde de malheur."
Une autre motion de censure déposée par le RN
Le Rassemblement national a également déposé une motion de censure, comme l’a indiqué un membre éminent du parti à BFMTV. Gaëtan Dussausaye, député des Vosges et porte-parole du RN, a affirmé : "Nous soutiendrons toute motion de censure, quelle qu’en soit l’origine. L’urgence est de permettre aux Français de se rendre aux urnes. Nous espérons convaincre les électeurs."
La décision de recourir au 49.3 pour faire adopter le budget de l'État pour 2026 a été faite par le Premier ministre avec "regret" et "amertume", rompant avec une précédente promesse faite aux socialistes d'y renoncer. "Quand le débat ne permet plus d'aboutir, quelqu'un doit prendre ses responsabilités", a-t-il déclaré vendredi, face à une absence de majorité après trois mois de discussions ardues.
Un "dernier recours"
L’engagement de la responsabilité du gouvernement, selon Lecornu, ne doit pas être un simple outil de facilité mais un "instrument de dernier recours pour protéger les institutions". Il juge que, pour la première fois depuis longtemps, le Parlement ne peut pas se plaindre d’avoir été dépossédé de son pouvoir. Il a enfin ajouté que le 49.3 ne devrait plus être employé comme auparavant, sauf en cas d'absolue nécessité.







