Une récente enquête du quotidien britannique The Guardian indique que la Maison-Blanche aurait publié une photographie modifiée par intelligence artificielle. La photo en question montre une femme, Nekima Levy Armstrong, en pleurs après son arrestation lors d'une manifestation à Saint Paul, dans le Minnesota, le 22 janvier dernier.
Ce cliché a été dévoilé dans un contexte de tensions sociales, alors qu'un groupe de manifestants perturbait des offices religieux pour dénoncer la présence d'un directeur de l'ICE (Immigration and Customs Enforcement) lors de ces événements. Les manifestations s'inscrivent dans une longue série de protestations contre les actions de cette agence, notamment après la mort tragique de Renée Good, abattue par un agent fédéral.
Suite à l'arrestation de Levy Armstrong, la procureure générale, Pamela Bondi, a relayé les informations concernant les arrestations, tandis que la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a publié une image montrant l'avocate au moment de son arrestation, l'affichant sereine. En revanche, la Maison-Blanche a rapidement diffusé une autre image de la militante, où elle apparaît en larmes, ce qui a suscité des interrogations sur la véracité de l'image.
Une image manipulée ?
Les analyses menées par The Guardian montrent que les deux images partagent une très grande similitude, bien que la seconde aurait été éditée. En les superposant, les détails environnants coïncident parfaitement, et l'on peut voir la même personne derrière l'agent de police sur les deux photos, renforçant l'idée d'une manipulation.
Face à ces accusations, Kaelan Dorr, le directeur adjoint de la communication de la Maison-Blanche, a mis en avant l'importance de la loi, sans répondre explicitement aux allégations. « À ceux qui tentent de défendre ces actes inqualifiables, je veux leur rappeler que l'application de la loi continuera », a-t-il réagi avec fermeté.
Cette affaire soulève des questions plus larges concernant l'usage de l'intelligence artificielle et la manipulation des images par des entités gouvernementales, remettant en cause la confiance du public envers les représentations officielles. La vigilance est de mise dans cette ère numérique où la réalité peut être altérée en un instant.







