Dans une opération audacieuse, les forces de sécurité indiennes ont abattu 16 rebelles maoïstes, dont un commandant influent, dans l'État du Jharkhand, comme l'a confirmé le gouvernement le 22 janvier 2026. Cette initiative s'inscrit dans le cadre d'une offensive accrue destinée à écraser la rébellion qui sévit depuis plus de six décennies.
Le ministre de l'Intérieur, Amit Shah, a déclaré que le gouvernement s'engageait à éradiquer les éléments naxalites d'ici le 31 mars 2026, dans une opération qui a déjà coûté la vie à plus de 12 000 personnes, y compris des rebelles, des soldats et des civils, depuis le début de la rébellion en 1967, qui a été alimentée par le mécontentement des villageois face à la domination des propriétaires terriens.
Depuis 2024, plus de 500 insurgés maoïstes présumés ont été tués lors des confrontations avec les autorités. « Les derniers échanges de tirs ont été signalés dans le district de West Singhbhum », a révélé Amit Shah sur les réseaux sociaux, soulignant ainsi l'intensité des opérations en cours.
« Éradiquer le naxalisme »
Parmi les victimes figure Patiram Manjhi, un membre en vue du Comité central naxalite, connu pour avoir été recherché avec une prime de 100 000 dollars (environ 85 000 €) sur sa tête. Le ministre a réaffirmé la détermination du gouvernement à combattre le naxalisme, une idéologie liée à la violence, en incitant les derniers membres du mouvement à renoncer à la lutte armée.
La rébellion a atteint son apogée au milieu des années 2000, contrôlant jusqu'à un tiers du pays avec 15 000 à 20 000 combattants. Régulièrement, le gouvernement indien affirme que les forces de sécurité œuvrent à détruire les bases de cette rébellion pour assurer un futur pacifique et sécurisé. Selon un rapport de Le Monde, les réformes et le développement socio-économique sont également envisagés pour répondre aux causes profondes de la rébellion.







