Le maire de Breil-sur-Roya, Sébastien Olharan, a pris une initiative audacieuse en s'inscrivant avec son conseil municipal à l'école maternelle de sa commune, frappée par la fermeture d'une classe. Cette action originale vise à dénoncer les conséquences de cette décision sur la vie scolaire des enfants.
« Lundi à 8 heures, nous viendrons tous avec notre sac à dos et notre doudou, et nous entrerons dans l'une des trois classes de maternelle », a-t-il déclaré. Son souhait est de montrer aux autorités les effets d'une telle fermeture, qui regrouperait près de 50 enfants dans deux classes, un ratio jugé préoccupant. Cette décision fait suite à des protestations répétées des parents et des élus face à ces fermetures.
La commune de Breil-sur-Roya, qui compte environ 2 400 habitants, a déjà été fortement touchée par des événements climatiques, notamment la tempête Alex en 2020, ayant causé de lourdes pertes humaines et matérielles. Olharan souligne que l’académie avait promis que jamais aucune classe ne serait fermée lors de la « primarisation » de l'école, qui a créé une structure regroupant sections de maternelle et classes élémentaires.
« La parole de l’État a une valeur », précise le maire, rappelant que les effectifs d’élèves pour la rentrée prochaine sont prévus en augmentation, avec 161 enfants contre 135 l’année précédente.
En revanche, l'inspecteur d'académie des Alpes-Maritimes, Laurent Le Mercier, ne prévoit que 145 enfants, ajoutant que cette situation justifie la réorganisation des classes. Il soutient également qu'aucun poste ne sera supprimé, mais transformé pour répondre aux conditions éducatives des élèves allophones de la région.
De l'avis de nombreux parents et d'observateurs éducatifs, cette situation n'est pas seulement administrative mais impacte la qualité de l'éducation. Des spécialistes de l'éducation notent que des classes surpeuplées peuvent mener à des conditions d'apprentissage difficile, soutenant ainsi la démarche du maire de Breil-sur-Roya.







