La récente décision du Conseil municipal de Lyon, qui a voté le 23 avril une enveloppe annuelle de 15 000 euros pour les frais liés à la représentation du maire Grégory Doucet, suscite des débats au sein de l'opposition. Ce montant marque une augmentation significative par rapport aux 3 000 euros alloués durant le mandat précédent, une situation que les critiques jugent inacceptable.
Cependant, la mairie réfute ces accusations de hausse de 400% en précisant que la nouvelle enveloppe inclut des frais qui n’étaient pas pris en compte auparavant. En effet, cette enveloppe intègre non seulement les frais de représentation mais aussi ceux de restauration, de communication et de déplacements, ainsi que les dépenses liées à des événements institutionnels.
Dans une déclaration à l'Agence Radio France, la mairie a souligné que les frais de représentation n'étaient pas limités à la précédente structure budgétaire. Auparavant, le maire devait jongler avec plusieurs enveloppes pour couvrir ces dépenses, ce qui compliquait la transparence budgétaire. En tout, la municipalité estime que les dépenses annuelles de son prédécesseur pouvaient atteindre jusqu'à 13 000 euros, un chiffre qui se rapproche désormais du budget global proposé.
Un "plafond annuel qui n'a pas vocation à être intégralement consommée"
Dans un communiqué, la ville de Lyon a précisé que "la somme de 15 000 euros votée est le fruit d'une estimation réalisée après l'expérience du mandat précédent" et qu'il vise à simplifier la gestion budgétaire. "Il s'agit d'un plafond annuel qui n'a pas vocation à être intégralement consommée", a-t-elle ajouté. Cette nouvelle enveloppe vise aussi à apporter "plus de clarté", avec une "seule ligne de compte", ainsi qu'à garantir "plus de transparence", car "les dépenses seront publiées chaque année sur le site internet de la ville de Lyon".
Enfin, selon l'Agence Radio France, le maire de Lyon, depuis 2020 jusqu'à l'automne 2025, a déjà effectué une quarantaine de déplacements professionnels, occasionnant des dépenses de 30 914 euros, englobant transport, hébergement et restauration, témoignant d'une activité soutenue depuis le début de son mandat.







