Depuis ce samedi, les 76.000 membres des Républicains (LR) se prononcent sur l'avenir de leur candidature à la présidentielle de 2027. Ce vote, qui se termine dimanche à 18h00, déterminera si Bruno Retailleau sera désigné comme candidat ou si le parti optait pour une primaire.
Trois options s'offrent aux votants : une primaire fermée réservée aux adhérents, une primaire semi-ouverte incluant également les sympathisants, ou encore désigner Retailleau comme candidat sans délai. Cette dernière option permettrait au président du parti, qui a déjà amorcé sa campagne début février, de simplifier le processus et d’accélérer sa stratégie.
Au cours d'une réunion en mars, les instances du parti ont décidé de ne pas inclure une quatrième option : une primaire ouverte à des personnes d'autres bords politiques. Cela a conduit à des tensions, notamment avec le départ de David Lisnard, candidat à la présidentielle et ancien membre du parti, qui avait plaidé pour cette possibilité.
Indépendamment du vote, le parti semble s’acheminer vers la désignation de Bruno Retailleau comme candidat, aucun rival majeur ne se positionnant pour contester son leadership. Les adhérents avaient déjà fait preuve de leur soutien l'année dernière, en l'élisant à la présidence du parti avec 75 % des voix contre Laurent Wauquiez.
Thierry Solère, patron des députés LR, a exprimé son désaccord sur la procédure, annonçant qu'il voterait blanc, jugeant l'initiative comme "un choix de dupes". Cet avis n’est pas partagé par Retailleau, qui a rétorqué contre les critiques en déclarant : "Les chiens aboient et la caravane passe" sur Public Sénat. Cependant, il est à noter qu'aucun des poids lourds du parti n’a fait preuve de soutien visible depuis le début de sa campagne.
Dans une interview au Figaro, Michel Barnier, ancien Premier ministre avec ses propres ambitions présidentielles, a également souligné qu'il ne cherchait pas à s'opposer à Retailleau, tout en déplorant l'absence d'une ouverture lors de cette consultation.







