Mercredi, le chef de la diplomatie iranienne a clairement affirmé que son pays n'avait "pas l'intention de négocier", tandis que Donald Trump soutenait que Téhéran était engagé dans des tractations pour mettre un terme à la guerre qui ravage la région.
Trump a déclaré : "Ils négocient, mais ils craignent de l'admettre, de peur des conséquences", insinuant que les dirigeants iraniens restaient silencieux par crainte de représailles internes. Lors d'une réunion avec des parlementaires républicains, il a ajouté : "Ils ont aussi peur qu'on les tue".
En réponse, l'Iran a catégoriquement démenti toute implication dans des négociations. "Nous continuons à résister", a précisé Abbas Araghchi, le ministre iranien des Affaires étrangères, dans une interview accordée à la télévision d'État, ajoutant que toute communication ne pouvait être interprétée comme un dialogue.
Les tensions se sont intensifiées après les avertissements de la Maison Blanche, qui a déclaré que Trump était "prêt à déchaîner l'enfer" si des erreurs étaient commises par Téhéran. Karoline Leavitt, porte-parole de l'administration, a insisté sur le fait que si l'Iran ne réalisait pas qu'il avait "été vaincu militairement", des conséquences sévères s'ensuivraient.
Les efforts diplomatiques se multiplient alors que la guerre, débutée il y a près d'un mois, menacent de déstabiliser encore davantage le Moyen-Orient. Cependant, aucune avancée significative n'a été rapportée jusqu'à présent.
Press TV a évoqué un rejet par l'Iran d'une "proposition américaine" visant à mettre un terme aux hostilités, bien que cette information n'ait pas été confirmée officiellement. Les médias rapportent que cette offre, transmise par Islamabad, contient des suggestions concrètes de Washington depuis le début de l'offensive.
Par ailleurs, le ministre iranien a déclaré que le pays souhaitait mettre un terme à la guerre selon ses propres conditions, sur fond de rumeurs d'un possible accord ou trêve.
Guillaume Lasconjarias, professeur à l'université de la Sorbonne, note que la question reste de savoir qui, réellement, aux commandes en Iran, serait impliqué dans de potentielles négociations. Les États-Unis, quant à eux, sembleraient chercher à obtenir une trêve pour permettre à toutes les parties de revendiquer une victoire tout en évitant un effondrement total des discussions.
Alors que des mouvements militaires sont signalés, le président du Parlement iranien a mis en garde contre une éventuelle invasion des ennemis de l'Iran. En cas d'attaque terrestre, une source militaire a prévenu que l'Iran pourrait ouvrir un "nouveau front" dans un détroit essentiel aux échanges maritimes.
L'ONU a exprimé des préoccupations face à une guerre décrite comme étant "hors de contrôle", succédée par une "marée de souffrance humaine" dans la région. Au milieu des frappes continues, la marine iranienne a avisé que des missiles avaient contraint le porte-avions Lincoln à changer sa position.
Une réunion des chefs d'état-major de plusieurs pays pour discuter de la sécurité du détroit d'Ormuz est prévue à Londres et Paris, alors que les tensions en Israël et au Liban continuent de grimper, avec des frappes ayant causé des pertes considérables. Le Premier ministre Netanyahu a annoncé une priorisation de l'expansion de la zone tampon contre la menace pro-iranienne.
Dans le camp des civils, l'impact de la guerre est dévastateur. Mustafa Ibrahim Al Sayed, un habitant de Tyr, témoigne : "J'ai passé toute ma vie en exil", alors que les frappes israéliennes ont déjà déplacé plus d'un million de personnes au Liban. La communauté internationale reste en alerte face à l'escalade des hostilités.







