Le vendredi 20 février, place Garibaldi à Nice, environ 300 militants d'extrême droite se sont rassemblés à l'initiative de plusieurs groupuscules tels qu'Aquila Popularis et Tenesoun. Ce rassemblement était organisé pour honorer Quentin Deranque, un militant identitaire tragiquement tué lors d'une confrontation à Lyon le 12 février dernier lors d'une rixe impliquant des antifascistes.
Les manifestations se multiplient à travers la France pour commémorer la mémoire de Quentin Deranque. Un article sur RTL souligne comment ces hommages prennent forme, en attirant des militants de diverses tendances nationalistes. Une centaine de CRS était présente sur les lieux pour encadrer cet événement, marqué par des chants tels que "justice pour Quentin" et des slogans identitaires comme "Europe, jeunesse et évolution".
Jordan Bardella sous le feu des critiques
Les manifestations et les réactions politiques vont de pair, notamment avec les positions prises par Jordan Bardella, président du Rassemblement national. Dans une déclaration récente sur RTL, il a conseillé aux cadres de son parti de s'abstenir de participer à ces hommages. Sa position suscite des critiques notables au sein de la mouvance nationaliste. Raphaël Haïma, porte-parole de Tenesoun, a exprimé son désaccord de façon forte, affirmant qu'il serait inapproprié pour le Rassemblement national de ne pas montrer sa solidarité avec la cause de Quentin Deranque.
"Il est profondément insultant pour sa mémoire de ne pas y assister, simplement par peur de ce que pourraient dire certains d'une gauche rampante. La période que nous traversons est décisive, et nous devons nous rappeler que l'Histoire jugera l'absence de Jordan Bardella à ces rassemblements," a-t-il déclaré. La polémique autour de cette situation témoigne des tensions internes au sein des forces politiques françaises, notamment en période électorale, alors que le paysage politique continue de se polariser.







