Un simple coup médiatique ? Ce mardi, la justice administrative a décidé de suspendre, en référé, l'arrêté pris par le maire LFI Bally Bagayoko contre les expulsions. Cette décision intervient en attendant un jugement sur le fond concernant la légitimité de cet arrêté. Nouveau maire de Saint-Denis, une ville de 150.000 habitants, Bagayoko avait déclaré que, selon lui, « la question de l’urgence sociale » était « la première urgence » de Saint-Denis.
Le tribunal administratif de Montreuil a mis en lumière un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué, en considérant que le maire n'a pas le pouvoir d’empêcher l’exécution des expulsions ordonnées par le juge judiciaire. À ce sujet, le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, a exprimé son approbation via les réseaux sociaux, rappelant que « personne n’est au-dessus du droit ».
Des précédents similaires dans la région
Ce n'est pas la première fois qu'une telle décision est prononcée. D'autres municipalités, comme Bagneux et Gennevilliers (Hauts-de-Seine), ont également vu leurs arrêtés similaires suspendus. Le tribunal de Montreuil avait été saisi par la préfecture de Seine-Saint-Denis dès le 2 avril, jour de la publication de l'arrêté, pour juger que le texte était « non conforme à la loi ».
Ce débat formel autour de l'arrêté de Bagayoko résonne à un moment où les enjeux sociaux sont au cœur de l'actualité. Le maire devra s'expliquer ce soir avec Emmanuel Macron lors d'un concert annuel des maisons d'éducation de la Légion d'honneur à Saint-Denis, soulevant des interrogations sur la dynamique politique de la ville.







