Le fils exilé du dernier chah d'Iran, Reza Pahlavi, a récemment lancé un appel pour inciter les Iraniens à poursuivre la lutte pour la liberté malgré la répression menée par le régime. Un discours très attendu de sa part est prévu lors de la prochaine Conférence de Munich sur la sécurité, où il espère rallier l’appui international contre le régime actuel.
Installé aux États-Unis depuis plus de quatre décennies, Pahlavi demande aux Iraniens de s'unir lors d'événements programmés à Munich, Toronto et Los Angeles, où ils exigeront une action internationale contre le gouvernement iranien.
Ce nouvel appel pour la contestation survient après les violentes répressions à Téhéran, qui ont révélé la brutalité du régime. Des organisations de défense des droits humains font état de milliers de manifestants tués lors de récentes manifestations.
"Faites entendre votre voix depuis chez vous"
Dans un message via les réseaux sociaux, Pahlavi a exhorté les compatriotes vivant en Iran à se manifester pacifiquement mais avec détermination. "Les 14 et 15 février à 20 heures, faites entendre votre voix, scandez des slogans depuis vos fenêtres. Montrez votre unité. Avec une volonté inébranlable, nous vaincrons ce régime d'occupation," a-t-il déclaré.
Son discours à Munich est prévu pour le vendredi 13 février et devrait être suivi par plus de 60 leaders mondiaux. Ce rassemblement est perçu comme une étape cruciale dans la lutte des Iraniens pour un changement de régime.
Le climat de tension haute s'est intensifié à l'approche du 47e anniversaire de la Révolution islamique, avec des chants anti-régime résonnant depuis des fenêtres à Téhéran. "Mort au dictateur" sont des slogans qui s'entendent dans la capitale, comme le rapporte BFMTV.
Il est à noter que l'appel de Pahlavi a suscité des opinions divergentes au sein de l'opposition en Iran, nombre d'assurer que son retour à la monarchie ne serait pas la solution optimale, compte tenu de l'héritage d'une monarchie jugée oppressive. Néanmoins, Pahlavi semble déterminé à mener un processus de transition démocratique, tout en étant critiqué pour son soutien à des pays comme Israël.







