Les provocations de Donald Trump perturbent l'équilibre politique en Europe, rendant les partis populistes mal à l'aise.
Par Matthieu Le Gall
Pour de nombreux alliés politiques en Europe, le succès de Donald Trump lors de l'élection présidentielle américaine a été accueilli comme une aubaine. Ils espéraient que sa révolution conservatrice s'étende au vieux continent, entraînant une série de victoires pour l'extrême droite. Cependant, un an à peine après son arrivée à la Maison-Blanche, cette dynamique a pris un tournant, laissant les partis populistes européens dans l’embarras.
Dans cette période, le soutien à la série de politiques et de discours de Trump a diminué. À Paris, par exemple, Jordan Bardella, après avoir espéré un triomphe électoral pour Trump et ses alliés, ressent une certaine distance vis-à-vis de la Maison-Blanche. À Londres, Nigel Farage est visiblement gêné par les excentricités de Trump. Ses récents commentaires sur le retrait des troupes britanniques en Afghanistan ont même conduit Farage à prendre ses distances avec lui, désavouant ainsi son ancien ami, comme l'indique une analyse récente de des sources locales.
À Copenhague, les sociaux-démocrates, qui étaient donnés perdants aux élections générales de 2026, sont désormais en tête des sondages. La réélection de leaders tels que Mark Carney au Canada et Anthony Albanese en Australie illustre la manière dont le comportement agressif et imprévisible de Trump semble transformer ses partisans en véritables machines à perdre. Selon une enquête d’opinion européenne, Eurobazooka, publiée récemment par Le Grand Continent, plus de la moitié des Européens (51 %) le perçoivent comme un « ennemi » de l’Europe.
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