À 56 ans, il doit être officiellement intronisé à la tête du parti travailliste vendredi 17 juillet 2026. Il s’installera à downing street le 20 juillet, après avoir rencontré le roi charles iii.
L’ancien maire de manchester,andy burnham, figure populaire au sein du parti travailliste, est désormais assuré de succéder à keir starmer, qui a annoncé sa démission. Son ascension a été facilitée par le soutien unanime des députés du labour posté dans un vote récent, ainsi que l'appui du syndicat unison, le plus puissant du pays avec plus d’un million d’adhérents. Burnham doit encore obtenir l’aval de deux autres organisations, une procédure jugée comme une simple formalité.
un défi majeur pour le septième chef de gouvernement britannique en dix ans
Ce lundi, il a su convaincre 27 députés supplémentaires, s'ajoutant aux 322 soutiens reçus lors du premier jour du vote. Avec un appui atteignant 349 parlementaires sur les 403 que compte le groupe, aucun autre candidat ne peut désormais atteindre le seuil requis pour se présenter à la direction. Le 20 juillet, après une rencontre avec le roi, burnham deviendra officiellement premier ministre.
Ce sera un tournant significatif alors qu’il devient le septième chef de gouvernement en dix ans. Communicateur né, il devra redresser le labour face aux difficultés récentes, qui ont conduit à la chute de starmer, dont la popularité a été entachée par des faux pas et des revirements dans un contexte de crise du coût de la vie, comme l'indique la nouvelle république.
« redistribuer le pouvoir »
Keir starmer, qui tiendra une dernière réunion de cabinet cette semaine, a récemment assisté au défilé du 14 juillet à paris avec d'autres dirigeants. Burnham, surnommé « le roi du nord » pour son action à manchester, prône un "socialisme pro-entreprises" et a déjà tenté de diriger le labour en 2010 et 2015. Dans une tribune parue dans le liverpool echo, il évoque la nécessité d'une décentralisation pour revitaliser l'économie: « je pense que nous devons continuer à redistribuer le pouvoir, renforcer nos villes et nos communes, et construire une grande-bretagne où chaque communauté est respectée et où, face à l’injustice, personne ne marche seul ».







