Le récent protocole d'accord signé le 17 juin, censé instaurer un cessez-le-feu, appartient désormais au passé. Les analystes s'interrogent : jusqu'où ira cette nouvelle escalade ? Donald Trump, face à une stratégie militaire en échec depuis plusieurs mois, a annoncé la mise en place du blocus naval pour garantir la sécurité de la région. Cependant, son approche est vivement critiquée par l'Organisation maritime internationale, qui défend le droit de passage dans les détroits comme un principe de la navigation internationale.
Impact sur le trafic maritime
Le détroit d'Ormuz, point névralgique pour le commerce mondial, est désormais le théâtre d'une intense rivalité. Selon Marine Traffic, le trafic maritime a chuté de 52 % entre vendredi et dimanche, avec seulement 14 navires signalés le dimanche, dont peu étaient commerciaux.
Alors que les cours des hydrocarbures continuent de grimper, Téhéran a répondu en intensifiant ses contrôles, attaquant plusieurs navires près des côtes omanaises. Onze frappes ont été rapportées, augmentant encore les tensions entre les deux nations.
Les déclarations du parlementaire iranien Ebrahim Azizi, qui insiste sur la nécessité d'un péage pour le passage dans le détroit, révèlent une volonté de Téhéran de tirer profit de sa position géographique. Cette stratégie est toutefois controversée au sein même du gouvernement iranien, certains plaidant pour des négociations alors que d'autres rejettent toute forme de dialogue avec les États-Unis.
Des bombardements incessants au Moyen-Orient
Les bombardements continuent des deux côtés, avec des attaques iraniennes signalées sur des installations bahériennes, impliquant des intérêts américains. En réponse, les États-Unis ont intensifié les frappes sur des villes portuaires irakiennes, comme Bouchehr et Bandar Abbas.
Face à cette spirale de violence, des leaders internationaux, comme le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, critiquent la stratégie militaire américaine, la qualifiant de « piraterie ». Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a appelé au respect des droits des États riverains et à un rétablissement rapide d'un trafic maritime sécurisé.
Alors que Donald Trump maintient qu'un accord avec Téhéran est encore possible, la crédibilité de cette affirmation semble compromise par la violence. De nombreuses voix s'élèvent pour dénoncer l'inefficacité et l'absence de cap clair dans la politique américaine vis-à-vis de l'Iran.







