Le défilé du 14-Juillet 2026 à Paris a été marqué par la présence emblématique de militaires ukrainiens, accompagnés de contingents venus de 35 pays. Ce qui a été qualifié de 'réveil stratégique de l'Europe' a mis en lumière une armée française 'prête à intervenir'.
Sous un ciel ensoleillé, plus de 50.000 spectateurs, munis de QR codes pour la sécurité, ont assisté à ce spectacle militaire, en parallèle d'une ambiance de fête nationale, alors que la France espérait une victoire en demi-finale de la Coupe du monde. Vingt-cinq chefs d'État étaient également présents, témoignant de l'importance de cet événement.
Des soldats de la 'coalition des volontaires' pour l'Ukraine ont défilé, en passant devant le président ukrainien Volodymyr Zelensky, ovationné par la foule. Emmanuel Macron a souligné le caractère 'symbolique de fraternité' de la présence ukrainienne, illustrant ainsi un engagement commun face à l'agression russe.
La veille, les pays alliés avaient convenu de soutenir plus fortement Kiev, envisageant même l'envoi de troupes sur place. Ce défilé est perçu comme une manifestation claire de la solidarité stratégique entre les nations face aux menaces que représentent Moscou et l'imprévisibilité des États-Unis, selon le général Fabien Mandon, chef d'état-major des Armées.
Avec près de 6.700 soldats à pied, 98 avions et 315 véhicules, cet événement a battu des records en matière de participation militaire entre l'Arc de Triomphe et la place de la Concorde. La Patrouille de France a ouvert le défilé, intégrant pour la première fois des copilotes ukrainiens.
Emmanuel Macron a voulu montrer les avancées de la défense française, avec un budget ayant doublé durant ses dix ans de présidence. Le général Loïc Mizon a précisé que cet effort financier se traduit par plus d'équipements, de technologies et de spécialistes.
L'Elysée a vu ce défilé comme un 'signalement stratégique', culminant avec une mise en avant des forces françaises déployées sur le flanc Est de l'Europe, soulignant l'importance d'une armée forte et efficace. Toutefois, un sondage Ipsos BVA révèle que 42% des Français désapprouvent la mise en avant de l'Ukraine, malgré le soutien global à l'armée française.
En conclusion, après ce défilé grandiose, Emmanuel Macron se rend à Nice pour commémorer les victimes de l'attentat du 14 juillet 2016.







