Le prince Harry, récemment arrivé au Royaume-Uni dans une atmosphère tendue avec Buckingham Palace, attend avec impatience le verdict de sa plainte contre le propriétaire du Daily Mail, qu'il accuse d'atteintes à sa vie privée.
La Haute Cour de Londres devrait annoncer sa décision ce mardi à 14H00 locales. Dans cette affaire, Harry se bat aux côtés d'autres personnalités médiatiques de renom, telles que Elton John et Elizabeth Hurley, face à Associated Newspapers Limited (ANL), l'entreprise derrière le Daily Mail et le Mail on Sunday, pour des accusations de collecte illégale d'informations.
Lors des deux mois de procédure, ces plaignants ont témoigné parfois dans l'émotion, accusant les tabloïds d'avoir recours à des détectives privés pour intercepter des messages vocaux, écouter des conversations et obtenir des informations par des moyens malhonnêtes, qui ont alimenté plus de cinquante articles entre 1993 et 2018.
Ce procès s'inscrit dans la continuité des efforts de Harry pour contrer les pratiques de la presse à scandale britannique, qu'il tient pour responsables de la mort tragique de sa mère, Diana, en 1997. En janvier, en larmes, il a partagé à la Haute Cour à quel point les tabloïds avaient rendu la vie de sa femme, Meghan, "absolument infernale".
Les plaignants, dont Harry, exigent des dommages-intérêts considérables pour compenser le préjudice subi. De son côté, ANL défend le travail de ses journalistes, affirmant que leur démarche était légitime.
Dans le cadre de sa lutte contre les abus médiatiques, Harry a récemment remporté une condamnation contre les propriétaires du Daily Mirror et a conclu un accord financier avec le Sun en début d'année.
Ce verdict survient alors que le prince a fait le voyage au Royaume-Uni pour préparer les Invictus Games de 2027 à Birmingham, un événement international qu'il a créé pour soutenir les anciens combattants. Initialement, Meghan et leurs enfants, Archie et Lilibet, devaient l’accompagner, mais des changements de plans ont été récemment annoncés, engendrant des interrogations sur une éventuelle réunion familiale avec le roi Charles III.
Les incertitudes autour de la présence de Meghan et des enfants ont été amplifiées par l'absence de protection policière fournie par les autorités britanniques, comme l'a détaillé un porte-parole de Harry. Ce dernier a dû faire face à une série d'imbroglio médiatique, où certaines sources affirmaient d'abord qu'il serait logé au palais de Buckingham, avant qu'un démenti ne vienne clarifier la situation.
Les questions de sécurité, particulièrement sensibles pour Harry, ont été soulignées par des experts, comme Simon Morgan, ancien agent de protection royale, qui a rappelé les dangers potentiels qui peuvent survenir sans une protection adéquate.







