«Pour les centres de loisirs, nous enregistrons une chute de 16% cet été, soit environ 2000 enfants en moins», a révélé Anne-Claire Boux, adjointe aux Affaires scolaires et à la petite enfance, lors d'une allocution mardi dernier.
La Ville de Paris fait face à une forte diminution des inscriptions, ce qui entraîne la présence quotidienne d'environ 16.000 enfants dans les centres de loisirs, soit un petit Parisien sur cinq. Boux a précisé que les mêmes règles de sécurité mises en place pour le périscolaire s’appliquent ici également. Cette baisse s'inscrit dans un climat tendu, marqué par de nombreuses accusations de violences sexuelles dans le périscolaire.
Depuis 2026, la Ville a dû suspendre 132 animateurs, dont 52 pour suspicion de violences sexuelles ou sexistes. Emmanuel Grégoire, en charge de l’action publique, évoque un phénomène systémique et souligne le lancement d'un plan d'urgence de 20 millions d'euros pour garantir la sécurité dans les activités périscolaires. De plus, les groupes d’opposition de droite et de La France Insoumise (LFI) au Conseil de Paris ont déposé un signalement au procureur, soulevant des questions de responsabilité pénale de la municipalité dans ces affaires préoccupantes.
En parallèle, une mission d'information transpartisane sur les violences sexuelles a débuté ses auditions, avec comme première témoin Catherine Baratti-Elbaz, la nouvelle directrice des affaires scolaires. Cette initiative vient compléter l'effort d'une commission indépendante présidée par l'ancien juge pour enfants, Antoine Garapon, ainsi que d’une mission d'information initiée par le Sénat, visant à établir des mesures de prévention efficaces et à restaurer la confiance des parents vis-à-vis des centres de loisirs. Ces événements mettent en lumière l'urgence d'agir pour assurer un environnement de sécurité pour tous les enfants.







