Au sein du Campus de l’Ermitage d’Agen, la fin d’année a été assombrie par des lettres anonymes qui ont mis en lumière des comportements jugés inappropriés. Des plaintes ont été déposées et une enquête est en cours suite à la condamnation d’un intervenant. L’atmosphère y est donc particulièrement tendue.
Cette situation s’inscrit dans un contexte national déjà teinté d’affaires controversées, comme celle des événements à Bétharram et les incidents dans le périscolaire à Paris. Selon un enseignant qui a souhaité garder l’anonymat, « l’ambiance est délétère », et les allégations de harcèlement, de comportements inappropriés ainsi que de gestes déplacés sont loin d’être prises à la légère. Ces courriers, adressés à la direction du lycée, dénoncent des pratiques jugées alarmantes par leurs auteurs, anonymes mais fortement engagés.
Un précédent formateur, dont le contrat n’a pas été renouvelé en raison de comportements déplacés, est soupçonné d’avoir orchestré ces dénonciations. Deux plaintes pour diffamation ont été enregistrées contre X, et une enquête de police est en cours pour éclaircir cette situation.
Bilan troublant
Un des faits mis en lumière par le corbeau concerne un formateur dont le passé judiciaire a de quoi interpeller. Cet homme, âgé de 47 ans, a été condamné à 12 ans de réclusion criminelle pour le viol d’une jeune femme. Les circonstances de ce délit, qui s’est produit en 2011, sont particulièrement sordides et montrent un schéma inquiétant de dissimulation.
« C’est une personnalité complexe », rapportait une source proche de l’enquête. Après sa remise en liberté, cet ancien contrôleur des impôts a été placé sous un suivi socio-judiciaire avec des obligations de soin. L’établissement n’a pas pris la décision de cesser sa collaboration avant d'apprendre ces informations. Suite aux révélations, la direction a immédiatement mis un terme à sa présence au sein de l'école.
Cellule de soutien
En réaction à ces événements troublants, il a été annoncé la création d’une cellule d’écoute au sein du campus, permettant aux élèves et au personnel de s'exprimer librement. Cette initiative, portée par le Conseil national de l’enseignement agricole privé (CNEAP) en collaboration avec l’évêché d’Agen, vise à rassurer la communauté éducative.
Le ministère de l’Agriculture, en tant qu’autorité de tutelle, a également été mis au courant et une inspection est attendue prochainement. L’établissement, tout en recevant ces lettres de dénonciation, se tient dans l’attente de résultats probants de l’enquête qui pourrait éclaircir les zones d’ombrage autour de ces accusations.







