Olivier Faure est-il réellement en minorité au sein du Parti socialiste? Ce mardi 7 juillet, il a réagi à sa position après avoir voté à l'Assemblée nationale en faveur d'une motion de censure des Écologistes visant à critiquer l'"inaction climatique" du gouvernement, allant ainsi à l'encontre de la majorité de son groupe parlementaire.
"La France brûle et je refuse de fermer les yeux", a déclaré le député de Seine-et-Marne sur France 2, résonnant avec une célèbre déclaration de Jacques Chirac. "Avec des feux de forêt faisant rage sur tout notre territoire, il n'est pas possible de donner un laisser-passer au gouvernement pour sa lenteur d'action. L'heure est à l'alerte, il est temps de parler franchement."
Minorité et légitimité
Bien que seulement 19 des 68 députés socialistes aient partagé son vote pour la motion, Faure a répondu: "Ne confondez pas minorité et légitimité". Il souligne que parfois, il est crucial de prendre des initiatives audacieuses et de risquer des choix difficiles, insistant sur son bilan depuis huit ans, qui inclut des réussites.
Sur la question de la survie du PS, Faure a souligné : "Sans mon engagement, le Parti socialiste existerait-il encore aujourd'hui?" Il n'affirme pas être le "sauveur", mais il estime que ses décisions, telles que le choix d'unir la gauche, ont été déterminantes.
Vote des militants socialistes ce jeudi
Les critiques à l'encontre de Faure l'ont mis en minorité concernant sa stratégie pour la présidentielle, qui inclut une primaire élargie. Un scrutin crucial pour les militants aura lieu ce jeudi où ils devront choisir entre deux options. La première, soutenue par Faure, vise à ouvrir la primaire aux sympathisants, tandis que l'autre se limite aux seuls membres du PS et de Place Publique.
Faure a fait savoir que s'il ne parvient pas à faire voter sa proposition, il refuse de répondre à la question d'un éventuel retrait. "Je suis déterminé à gagner jeudi et à convaincre mes camarades de la nécessité d'un élargissement plutôt que d'un rétrécissement permanent".







