La vitamine D, reconnue pour ses bienfaits sur les os, est également associée à des propriétés protectrices contre les infections, certains cancers et même le diabète. Qu'en est-il réellement et est-il nécessaire d'en prendre sous forme de supplément ?
Vitamine D: en supplément l'hiver
Autrefois, la vitamine D était principalement administrée pour traiter le rachitisme, une malformation osseuse ayant diminué grâce à une prévention précoce chez les enfants. Aujourd'hui, la question de ses niveaux dans l'organisme se pose particulièrement à l'âge adulte. D'après un nombre croissant d'études, les avantages de cette vitamine dépassent largement le cadre de la santé osseuse. Étant donné qu'elle est difficile à obtenir par l'alimentation et se crée principalement grâce à l'exposition solaire, les populations vivant dans des régions nordiques, où le soleil est rare en hiver, souffrent souvent de carences. Cette vitamine joue un rôle clé en aidant à l'absorption du calcium, ce qui assure une bonne minéralisation des os et des dents. À mesure que nous vieillissons, la production cutanée de vitamine D diminue, ce qui amène de nombreux médecins à recommander une supplémentation durant l'hiver, surtout à l'approche de la ménopause.
Vitamine D: une arme anticancer
Il a été démontré en laboratoire que la vitamine D possède des effets antiprolifératifs. Plusieurs études enrichissent cette perspective : par exemple, un groupe de 1 700 femmes a montré que celles présentant un taux élevé de vitamine D (50 nanogrammes par ml) avaient un risque réduit de 50 % de développer un cancer du sein. De plus, les statistiques révèlent un taux de cancers plus bas dans des régions ensoleillées comme la Floride par rapport au Montana ou à New York. En revanche, aucune recherche n'a encore prouvé que la supplémentation pouvait réduire le risque de cancer, ce qui pourrait être lié aux dosages employés. Malgré cela, la Société canadienne du cancer recommande la prise de vitamine D durant l'hiver pour atténuer les risques de cancers de la prostate, du sein et du côlon.
Vitamine D: contre les infections
Des études nouvelles examinent également le rôle de la vitamine D dans la régulation du système immunitaire, avec des implications potentielles pour prévenir le diabète et les maladies inflammatoires de l'intestin. Des recherches menées en Allemagne et en Autriche ont révélé qu'un taux insuffisant de vitamine D pourrait accroître les risques cardiovasculaires. Bien que ces bénéfices nécessitent davantage de validations, la tendance observée en Amérique du Nord consiste à prescrire des doses plus élevées que par le passé. En revanche, cette pratique n'est pas encore largement adoptée chez nous. Il est crucial de maintenir un bon niveau de vitamine D durant l'hiver, période durant laquelle nos réserves souvent chutent, afin d'améliorer notre système immunitaire et de lutter contre les infections, y compris la grippe.
Vitamine D: les contre-indications
Le taux de vitamine D dans le sang doit être d'au moins 30 nanogrammes par ml. La supplémentation ne devrait être envisagée que sur prescription médicale, notamment en raison des contre-indications existantes, telles que la présence de calculs rénaux ou d'hyperparathyroïdie.







