Malgré l'annonce de la dissolution des instances dirigeantes du Hamas à Gaza, la question du désarmement du mouvement reste sans réponse. Cette décision, révélée lundi, pourrait être le prélude à une gestion du territoire par un groupe de technocrates, un plan évoqué durant les négociations de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas en octobre 2025.
Le nouveau Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), dirigé par Ali Chaath, s’est déclaré prêt à endosser ses responsabilités dès que les ressources adéquates seront mises à sa disposition. Ce comité vise à garantir une représentation palestinienne au sein des institutions.
Vérifier désormais son efficacité
Pourtant, comme l'indique Bertrand Badie, professeur à Sciences Po, « tout le problème est de vérifier désormais son efficacité ». L'annonce pourrait également quant à elle représenter une manœuvre visant à déstabiliser la position israélienne, surtout face à l’ambition d’annexion du territoire par Benjamin Netanyahou.
Le spécialiste souligne qu’il s’agit peut-être d’une manœuvre habile pour placer Israël dans une position délicate vis-à-vis des États-Unis. En réhabilitant ce comité, le Hamas pourrait forcer Israël à reconsidérer ses actions sous le regard attentif de son allié américain, comme l’ont souligné plusieurs sources médiatiques, notamment Le Monde.
L’élément déterminant
Le véritable enjeu, selon les experts, ne réside pas tant dans le retrait du Hamas de la direction administrative, mais plutôt dans sa volonté de se désarmer. Le Conseil de la paix a exhorté le NCAG à regrouper les armes présentes dans l’enclave, mais, pour l’instant, le Hamas reste silencieux sur ce sujet crucial.
Cette situation complexe soulève de nombreuses questions sur l'avenir de Gaza et la dynamique de paix dans la région. Seule l'évolution des événements pourra éclaircir ce tableau incertain.







