Le 30 juin, un vent de soulagement a soufflé sur l'école maternelle Le Point du jour à Bordeaux, lorsque la décision de fermer une classe prévue en septembre a été annulée. Mais cette satisfaction fut de courte durée, car trois jours plus tard, le projet de retirer un local essentiel a plongé la communauté éducative dans l'inquiétude.
Selon des sources locales comme Sud Ouest, ce basculement a fait sortir parents et enseignants dans la rue le 6 juillet pour exprimer leur indignation et leur volonté de maintenir la classe, qui représente un véritable enjeu pour l’éducation des jeunes enfants du quartier. "Laisser cette structure est tout à fait gérable pour une commune de cette taille", note Samantha Fitte, cosecrétaire départementale de la FSU-SNUipp.
L'enjeu est de taille car ces locaux offrent une climatisation, un avantage non négligeable lors des chauds mois d'été, là où d'autres espaces de l'école restent inadaptés. Les parents redoutent une éventuelle réévaluation de la décision par la Direction des services départementaux de l'Éducation nationale.
Des craintes pour l'avenir
L'école Le Point du jour, classée en Réseau d'éducation prioritaire renforcée (Rep+), accueillait 154 élèves jusqu'à récemment. Pour l'année scolaire 2026-2027, les prévisions indiquent une diminution à 126 inscrits. Cependant, les parents soulignent que l'examen des effectifs se fait sur des données souvent sous-estimées. "Ce secteur est très dynamique, avec des familles qui se déplacent régulièrement", explique Samantha Fitte.
La décision de maintenir ou non cette classe sera abordée lors des prochaines réunions du conseil municipal, comme l'a souligné Anne Fahmy, adjointe au maire en charge de l'éducation. "Nous avons été surpris d'apprendre la préservation de cette classe, car cela ne semblait pas envisageable", a-t-elle déclaré. Elle a également confirmé un engagement à créer un environnement éducatif propice dans les locaux disponibles.
La mobilisation des parents, ainsi que des éducateurs, pourrait être déterminante dans les semaines à venir. Alors que la situation reste fluide, l’espoir demeure pour la communauté éducative de voir cette classe salvatrice perdurer et ainsi préserver l’équilibre de l’enseignement dans ce quartier de Bordeaux.







