Emmanuel Macron s'exprime sur les tensions affectant le secteur viticole français, regrettant l'attitude de Donald Trump face à la taxe numérique. Alors que le président américain menaçait d'imposer des droits de douane de 100 % sur le vin français, Macron a déclaré vouloir « une discussion respectueuse mais ferme » demain au sommet du G7 à Évian.
Ce lundi, le président français a précisé sur TF1 que cette taxe, instaurée par plusieurs pays européens, fait partie intégrante du droit fiscal. « Les États-Unis ne peuvent pas décider des lois des Européens », a-t-il affirmé. Selon lui, « la stabilité commerciale est essentielle », insistant sur le fait que les tarifs douaniers nuisent aux relations entre pays du G7.
Pas touchés, les géants de la tech
Avant son arrivée en France, Trump a émis des menaces concernant le vin français si la France ne levait pas sa taxe de 3 % sur les géants du numérique comme Facebook et Amazon. Selon le New York Post, cette décision d'augmenter les droits de douane se profilerait comme un outil de pression sur la France. L’impact sur le marché français est déjà visible avec une chute de 21 % des exportations d'alcools vers les États-Unis en 2025, conséquence d'un tarif douanier accru.
Le président de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS), Gabriel Picard, a exprimé ses préoccupations et a appelé à un dialogue constructif, souhaitant que les discussions à venir apaisent les tensions. « Il est crucial de ne pas nuire aux relations commerciales dans l'intérêt des deux nations », a-t-il souligné.
Le précédent du Conseil de la paix
Ce n'est pas la première fois que Trump évoque des droits de douane élevés sur le vin français. En janvier, il avait déjà brandi la menace de 200 % en réponse au refus de la France de rejoindre son « Conseil de la paix » pour résoudre les conflits internationaux. Cette dynamique souligne la sensibilité du dossier des taxes numériques, que plusieurs pays, dont le Canada, ont dû abandonner pour maintenir des accords commerciaux.
Les partisans de ces taxes estiment qu'elles visent à forcer les grandes entreprises technologiques à contribuer fiscalement là où elles opèrent, un débat qui ne fait que s'intensifier à l'échelle internationale.







