Suite à l'annonce récente d'un accord entre les États-Unis et le Moyen-Orient, le prix du pétrole a connu une chute significative ce lundi 15 juin, enregistrant une baisse de plus de 6 %. Cette évolution arrive à point nommé pour les automobilistes, juste avant le début des vacances scolaires, et le prix du litre de gazole a même plongé sous la barre des deux euros dans plusieurs stations service.
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Des prix sous les deux euros le litre sont d'ores et déjà à signaler ce matin, avec la possibilité d'une future réduction. L'accord en cours entre l'Iran et les États-Unis redonne espoir à de nombreux usagers, comme une jeune secrétaire en Île-de-France qui parcourt 30 km quotidiennement pour se rendre au travail : "On espérait quand même moins cher que deux euros, parce que c'est quand même très très cher pour ce que c'est !". Un étudiant partage également son avis : "Avec 1,9 euro actuellement, si on pouvait atteindre 1,7 ou 1,8, ce serait juste parfait, surtout en tant qu'étudiant pour qui c'est compliqué !"
Pour rappel, en janvier dernier, avant le début de la guerre, les prix étaient de 1,66 euro pour le gazole et 1,70 pour l'essence. Un chauffeur de taxi, tout en gardant l'optimisme, pense qu'il faudra encore patienter : "Ça va prendre un peu de temps pour que tout soit réajusté et qu'on puisse bénéficier des anciens tarifs encore plus bas." Sur le marché international, le prix du baril de pétrole est passé de 112 dollars le 19 mai à 82 dollars aujourd'hui, ce qui pourrait influencer les prix à la pompe.
"Il faut que l'ensemble de la chaîne logistique se remette en place"
Les premiers signes de diminution des prix pourraient se manifester dans les jours à venir, mais peut-on réellement espérer revenir aux tarifs d'avant la guerre ? Bien que cela semble envisageable, il faudra patienter jusqu'au moins septembre, selon les prévisions d'experts. "Il s'agit d'une dynamique à moyen terme, car l'ensemble de la chaîne logistique doit être rétablie. Les coûts de transport, qui ont été impactés par la hausse du prix du gazole, devront également se normaliser. Si ce rétablissement s'opère rapidement, il est tout à fait possible de retrouver les prix d'avant-guerre," déclare Francis Pousse, président des distributeurs de carburants du syndicat Mobilians.
Face à cette situation, le gouvernement français a exprimé sa volonté de s'assurer que les prix à la pompe diminuent aussi rapidement que possible, apportant ainsi un peu de répit aux automobilistes.







