Lors du sommet du G7 à Évian, les dirigeants européens vont tenter de persuader Donald Trump de soutenir la stratégie occidentale concernant la guerre en Ukraine. Ce dialogue crucial intervient dans le contexte d'une possible convergence entre Washington et Moscou, ce qui inquiète Paris, Londres et Berlin qui cherchent à renforcer l'unité des alliés et à intensifier la pression sur la Russie.
Les autorités françaises, britanniques et allemandes se sont engagées à faire évoluer la position de Donald Trump sur le conflit ukrainien. Leur ambition est de consolider la vision européenne et d’éviter toute forme de rapprochement entre l'Amérique et la Russie, une situation que les Européens jugent défavorable pour l’Ukraine.
En août 2025, Trump et Poutine se sont rencontrés en Alaska, mettant en place un cessez-le-feu sans stratégie claire. À l’époque, les Européens adoptaient une attitude prudente, souhaitant conserver le soutien des États-Unis pour l'Ukraine. Depuis, la dynamique a changé : l'Ukraine a réduit sa dépendance vis-à-vis de Washington, et les pays européens ont pris le relais en tant que principaux donateurs d’assistance militaire, financière et humanitaire.
À l'approche du sommet, les Européens veulent relancer leurs initiatives et obtenir les garanties nécessaires pour mettre fin aux hostilités, exigeant le respect de l'intégrité territoriale de l'Ukraine et le maintien des sanctions contre la Russie jusqu'à l'instauration d'un véritable cessez-le-feu. Si Trump ne se rallie pas à leur cause, ils espèrent au moins le dissuader de prendre des décisions favorables à Moscou.
Cela dit, l’incertitude plane sur la présence de Trump au sommet. Son caractère imprévisible soulève des questions quant à sa participation. En 2025, il avait quitté le G7 prématurément, annulant une rencontre avec le président ukrainien. Pour garantir sa présence jusqu’à la fin de la réunion, Emmanuel Macron a organisé un dîner à Versailles, prévu le 17 juin 2026, afin de conclure le sommet dans un climat de coopération.







