En voyage en Pologne, le leader du Rassemblement National (RN), Jordan Bardella, a exprimé son intention de réduire significativement la contribution nette de la France au budget de l’Union européenne. Lors d’un entretien avec Politico publié le 15 juin, il a déclaré : "Au lieu de voter une contribution de 12 à 15 milliards d'euros, celle-ci sera réduite de moitié".
Pour Bardella, cette contribution est jugée "excessive" et il s'est engagé à négocier avec la Commission européenne afin de revoir à la baisse certaines dépenses. "Nous demanderons à la Commission d’alléger ses frais de fonctionnement", a-t-il ajouté, soulignant ainsi l’importance d’une réforme du système budgétaire de l’UE.
Une critique envers une politique européenne désuète
Le budget pluriannuel de l'UE, devant s'étendre de 2028 à 2034, est au cœur des discussions. Alors que Bruxelles vise un accord avant fin 2026, Jordan Bardella a dénoncé une structure jugée antidémocratique, avançant que l’Union européenne se considère parfois "au-dessus des peuples". Il a également critiqué l'UE pour son approche envers des enjeux cruciaux tels que la défense.
Des ambitions électorales en 2027
Possiblement candidat à l’élection présidentielle de 2027, Bardella a réaffirmé son objectif de "tout changer sans détruire", malgré l’abandon du projet de Frexit. Son parti, bien qu’ayant modéré sa position sur l’UE, continue de défendre des réformes en profondeur.
Une prise de position sur la géopolitique mondiale
Sur le plan international, Bardella a exprimé des réserves concernant la position de Donald Trump, jugée "erratique". Il a critiqué le retour à une doctrine Monroe, affirmant que les États-Unis cherchent à asseoir leur pouvoir en tant qu'"empire". Pour lui, le rôle de l’Otan doit être redéfini, tout en soulignant que la France ne cherche pas à quitter l’Alliance mais à retrouver davantage d’autonomie.







