Ce samedi 13 juin, les rues de Rome ont résonné des chants et des slogans de milliers de manifestants, réclamant le départ des immigrés illégaux d'Italie. Selon les organisateurs, 10 000 personnes ont pris part à cette démonstration de force, tandis que les autorités estiment leur nombre à environ 3 000. Ce rassemblement a été organisé par le « Comité Remigration et Reconquête », qui a su mobiliser un véritable élan citoyen en faveur de sa cause.
Luca Marsella, porte-parole du collectif, a affirmé avec véhémence : « Nous devons expulser les immigrés, car ils ne devraient pas être ici. Ils représentent un danger pour nos femmes et nos aînés. » Ces déclarations illustrent une inquiétude croissante parmi une partie de la population face à l'immigration.
D'autres participants ont également demandé que le droit de rester sur le territoire soit conditionné au respect des règles et des valeurs italiennes. Susanna Rubei, femme au foyer, a exprimé l'idée que « les immigrés peuvent rester s'ils acceptent nos règles, sinon, ils doivent rentrer chez eux ». Ces voix s'inscrivent dans un discours plus large sur la nécessité d'une politique migratoire plus stricte.
Le Comité a précédemment lancé une pétition qui a recueilli les 50 000 signatures nécessaires pour porter le sujet au parlement. À l'issue de la manifestation, un communiqué a annoncé leur intention de déposer une proposition de loi sur la Remigration avant la fin juin, souhaitant déclencher un changement législatif fondamental en matière de gestion des flux migratoires.
Un espace politique situé à la droite de Meloni
A quelques pas de cette mobilisation, le député européen Roberto Vannacci tenait le premier congrès de son nouveau parti, Futuro Nazionale, fondé en février et déjà doté de huit sièges. Vannacci ambitionne de créer un espace politique encore plus à droite que la coalition actuelle menée par Giorgia Meloni, visant les élections législatives de 2027.
Lors d'une conférence de presse, Vannacci a affirmé que « personne ne doit entrer en Italie », adoptant une position radicale sur la question de l'immigration, qui semble de plus en plus partager le discours public. Ce contexte témoigne d'une montée en puissance des discours anti-immigration, influençant le paysage politique italien.







