Le colonel Xavier Rival, commandant de la base aérienne 702 d'Avord depuis deux ans, quittera ses fonctions le 21 juillet prochain. Sa carrière le mène vers l'état-major de l'Armée de l'air à Paris-Balard. La base, qui compte environ 2 000 militaires, joue un rôle crucial dans la sécurité aérienne française, abritant des ogives nucléaires et participant activement à la formation des pilotes.
Non seulement un pôle de formation pour l'aviation de transport, Avord est également reconnu comme un centre d'expertise en défense sol-air. Elle est le site d'attache pour quatre avions radars Awacs et possède une piste de 3 500 mètres. En plus de ses missions régulières, l'escadron de défense sol-air de la base prévoit de protéger des événements majeurs tels que le G7 à Evian en juin et le défilé du 14 juillet à Paris.
Depuis le début du conflit en Ukraine, les Awacs d'Avord surveillent les cieux aux abords de la Russie. Le colonel Rival souligne : "Mon personnel a été déployé de manière régulière en Roumanie, mais ces missions sont désormais achevées. Récemment, nous avons redirigé nos efforts vers le Moyen-Orient pour protéger nos alliés, notamment les Émirats Arabes Unis et l'Arabie Saoudite."
À partir de 2029, la base d'Avord fera face à une transition majeure alors que l'Awacs sera progressivement remplacé par le système Globaleye, un appareil plus compact conçu pour surveiller l'espace aérien. Le colonel Rival précise : "C'est un enjeu critique, tant en termes d'intégration opérationnelle que de formation du personnel. La base d'Avord a un avenir prometteur en matière de sécurité aérienne et nucléaire." Cette modernisation ne se limite pas aux radars ; l'escadron de défense sol-air sera le premier en France à recevoir la version améliorée du système SAMP/T Nouvelle Génération.
Le Globaleye, un système suédois de surveillance, présente une conception innovante avec sa poutre rectiligne remplaçant le traditionnel dôme radar des Awacs. Cette avancée démontre l'engagement continu de la France à maintenir une défense aérienne efficace et moderne.
Dans le cadre de cette métamorphose, l'école d'Avord continuera de jouer un rôle essentiel en formant les pilotes et en garantissant que la composante nucléaire reste opérationnelle, bien que les têtes nucléaires soient sécurisées durant les exercices.
L'avenir de la base aérienne d'Avord s'annonce radieux, avec un engagement renforcé vers les nouvelles technologies et une préparation constante pour contrer les menaces émergentes.







